Conseil Constitutionnel : Les candidats en danger, ce 20 janvier 2024

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Ils sont au nombre de 21 à avoir franchi l’étape des parrainages. À présent, le Conseil constitutionnel va se pencher sur les 9 autres éléments composant le dossier de candidatures et vérifier l’ensemble des pièces garantissant la recevabilité d’une candidature.

Le code électoral est clair concernant les documents à fournir pour la recevabilité d’une candidature à une élection présidentielle au Sénégal. L’article L120 précise que la déclaration de candidature doit être accompagnée d’un certificat de nationalité, d’une copie légalisée de la carte d’identité biométrique CEDEAO servant de carte d’électeur, d’un extrait d’acte de naissance datant de moins de six mois, ainsi que d’un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de 3 mois, à déposer auprès du Conseil Constitutionnel.

Le candidat doit aussi fournir une attestation par laquelle un parti politique légalement constitué, une coalition de partis politiques légalement constitués ou une entité regroupant des personnes indépendantes l’a investi en qualité de candidat. De plus, la liste des électeurs ayant parrainé le candidat doit être présentée sur support électronique et papier, conformément au modèle défini à l’article 57 du présent code.

Le candidat est également tenu de fournir une déclaration sur l’honneur attestant que sa candidature est conforme aux dispositions des articles 4 et 28 de la Constitution, qu’il possède exclusivement la nationalité sénégalaise et qu’il maîtrise la langue officielle en écriture, lecture et parole.

Il doit également présenter une déclaration sur l’honneur affirmant qu’il est en conformité avec la législation fiscale sénégalaise. Dans le contexte actuel, parmi les 21 candidats ayant validé leur parrainage, seuls Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall pourraient être concernés par une interprétation stricte des textes, étant donné qu’ils ont encore des dettes à régler suite à leur condamnation.

Bassirou Diomaye Faye, poursuivi pour appel à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’État, complot contre l’autorité de l’État, ainsi que d’autres infractions, ne devrait pas être inquiété, car son dossier est toujours en cours d’instruction. Le Conseil constitutionnel rendra son verdict le 21 janvier.

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