#Rufisque 153 parcelles sous interdiction de construire : Les attributaires de la Série G apostrophent le préfet

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Les constructions ont récemment repris à la Série G (Rufisque Ouest) au grand bonheur des attributaires de parcelles interdits de toute activité sur le site depuis 2017 suite à un arrêté préfectoral. Pour autant, 153 parcelles sont encore sous le coup de l’interdiction au grand dam de l’Association des attributaires de la Série G (Aasg) qui en appelle à une résolution définitive de la situation. «Le préfet de Rufisque a sorti dernièrement un arrêté pour une levée partielle de l’interdiction de construire à la Série G. Nous demandons une levée totale de l’interdiction pour permettre aux attributaires originels des 153 parcelles qui sont sous le coup de l’interdiction de pouvoir disposer de leurs propriétés», a indiqué samedi Abdoul Bocar Wane, président de l’Aasg. Lui et d’autres membres du bureau organisaient une rencontre de mise au point sur la situation. «Ces 153 parcelles se trouvent sur des titres fonciers nouvellement créés», a dénoncé M. Wane, exigeant la restitution des parcelles aux propriétaires légitimes. Ex-agent à la Division de l’aménagement urbain (Dau) à la mairie de Rufisque, Mbaye Diouf, qui était en service lors de la mise à disposition du site aux populations en 1996, se veut formel sur la régularité de ce lotissement. «Toutes les opérations ont été effectuées en amont et c’est le même processus de lotissement qui a été déployé pour les Série A, B, C, D, E, F et G. Pourquoi on n’entend de problèmes dans aucune autre Série si ce n’est la G ?  Com­ment des gens peuvent nous amener des titres fonciers qui n’existaient pas lors de l’élaboration du lotissement», s’est interrogé l’agent municipal à la retraite, appelant les attributaires à poursuivre le combat. «Ce sont des titres créés bien après avec la complicité d’agents du service des domaines (…) L’arrivée de Mamour Diallo à Rufisque a consacré le début des problèmes», a estimé M. Diouf. En effet, les titres 15-425 et 15-426 sont brandis par un promoteur immobilier pour revendiquer la propriété sur une assiette du lotissement englobant les 153 parcelles qui font l’objet de litige. Les membres de l’Aasg ont aussi dénoncé l’accaparement du site destiné au poste de santé ainsi que d’autres espaces verts par le promoteur contre lequel ils sont en litige. «Nous réitérons notre engagement à récupérer ces sites pour les populations», a fait savoir le président Wane dont la structure a été créée l’année dernière. Ils ont, dans cette dynamique, dénoncé le comportement du préfet de Rufisque à leur égard. «Malgré deux demandes d’audience, le préfet refuse de nous nous recevoir et n’a même pas daigné nous répondre. Une commission préfectorale pour statuer sur la Série G a été mise en place et nous n’y sommes jamais conviés alors que ce sont nos affaires qu’on y traite», a regretté M. Wane, exigeant dans la lancée leur intégration dans la commission préfectorale.  Et pour la réunion de la commission qui doit se tenir mardi pour discuter sur les indemnités de la Sococim aux attributaires de la Série G, l’Aasg se veut claire : «Le bureau ne reconnaît aucune structure qui se veut son représentant et aucune décision prise par ce collectif dans la commission préfectorale ne saurait l’engager.»

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