Une rue de Paris va porter le nom de Sarah Halimi, annonce Anne Hidalgo

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La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a annoncé dimanche qu’une rue de la capitale porterait le nom de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris, à l’occasion d’un rassemblement sur la place du Trocadéro à Paris contre l’absence de procès dans cette affaire. « Une rue portera le nom de Sarah Halimi à Paris, c’est un projet sur lequel nous allons travailler évidemment avec la famille, mais le nom de Sarah figurera dans nos rues parisiennes », a déclaré l’édile sur BFMTV. « Ca sera aussi une façon de lui rendre justice, pas de lui rendre la vie, mais de lui rendre justice », a-t-elle ajouté. « Ce crime doit être jugé. Je pense qu’il faut une nouvelle loi et que cette loi s’appelle Sarah Halimi », a-t-elle affirmé. La maire de Paris a souligné que « l’antisémitisme c’est une peste, c’est un fléau qui mine les fondements de notre République » et qu’il fallait que les « personnes en responsabilité portent ce message avec détermination ».

Le président de la Licra (Ligue internationale contre la racisme et l’antisémitisme) Mario Stasi avait demandé qu’une rue de Paris porte le nom de Sarah Halimi, après la décision de la Cour de Cassation. Le 14 avril, cette Cour avait confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris. Tout en entérinant le caractère antisémite du crime, la plus haute juridiction judiciaire avait confirmé l’abolition du discernement du meurtrier, pris d’une « bouffée délirante » lors des faits, selon sept experts consultés. Cette décision a suscité une vive émotion et une très forte incompréhension au sein d’une partie de la communauté juive française et poussé Emmanuel Macron à réclamer « un changement de la loi ».

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche en France et notamment à Paris, à l’appel de collectifs citoyens et de représentants de la communauté juive, pour contester l’absence de procès après le meurtre de Sarah Halimi en 2017. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est insurgé dimanche contre « la mise en cause » de la justice dans deux affaires « douloureuses », en référence à la contestation de l’arrêt de la Cour de cassation dans le dossier Sarah Halimi et du verdict au procès de Viry-Châtillon.

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