Pénurie de vaccin dans les cliniques mobiles : frustration des Torontois des zones chaudes

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Les pénuries de vaccins dans certaines cliniques mobiles de Toronto laissent de nombreux résidents des points chauds découragés, incapables de se procurer un vaccin contre COVID-19.

Nous sommes frustrés, nous ne savons pas où aller, lance une enseignante de maternelle, Lorraine Lendor, qui a tenté sans succès de se faire vacciner samedi.

Le gouvernement de l’Ontario a pourtant affirmé qu’il prioriserait la vaccination des résidents dans les régions les plus touchées par la pandémie par la mise en place de cliniques de vaccination mobiles pour les personnes âgées de 18 ans et plus dans ces quartiers.

Cependant, certains résidents disent avoir attendu pendant des heures pour finalement être renvoyés à la maison.

À Scarborough, Ashak Rahman, tente de se faire vacciner à la clinique mobile de l’école publique John McCrae depuis deux jours. Je suis venu ici hier aussi, mais je n’ai pas pu obtenir un rendez-vous, raconte-t-il à CBC News en faisant la file pour un deuxième jour consécutif.

Lorraine Lendor raconte être arrivée samedi à la même clinique mobile de son quartier de Scarborough à 7 h du matin dans l’espoir de se faire vacciner.

Elle avait un rendez-vous par l’entremise du système de réservation provincial, mais il été annulé en raison du manque d’approvisionnement en vaccins.

Bien qu’elle se soit présentée trois heures avant l’ouverture de la clinique temporaire, Lorraine Lendor explique qu’il y avait déjà une file d’attente qui s’étendait sur cinq pâtés de maisons avec des centaines de personnes qui ont continué à s’y joindre au fil des heures.

Selon elle, les infirmières de la clinique ont dit aux gens qui attendaient à l’extérieur que la clinique était à court de vaccins et que ceux qui étaient toujours en file devraient revenir un autre jour.Une affiche de vaccination.

Une clinique mobile de Scarborough a rapidement été victime de son succès cette fin de semaine.

photos senactutv.com

Je suis de retour à la case départ, lance Mme Lendor et si je dois revenir dans une clinique mobile, je devrais peut-être dormir dans ma voiture et attendre.

L’enseignante ajoute que les zones chaudes comme son code postal M1J devraient avoir plus d’une clinique mobile afin de pouvoir accueillir tout le monde.

Il n’y avait aucun moyen pour cette clinique de faire cela, estime-t-elle. Ce que j’ai vu aujourd’hui n’aurait jamais dû arriver.

Dans une déclaration à CBC News, un porte-parole du ministère de la Santé de l’Ontario a déclaré que la province consacrait 25 % des allocations futures de vaccins aux 13 circonscriptions sanitaires qui en ont le plus besoin.

Le Groupe pour le consensus en matière de modélisation et de conseils scientifiques, qui conseille le gouvernement Ford, recommande l’attribution des vaccins en fonction du taux de transmission plutôt que du groupe d’âge.

Dans un avis publié vendredi soir, le groupe consultatif scientifique ontarien rappelle que la moitié des infections surviennent dans 20 % des quartiers.

Ce sont dans ces quartiers chauds que l’on retrouve la plus forte proportion d’employés qui doivent continuer de se rendre au travail. D’autres facteurs comme la précarité d’emploi, les faibles revenus et l’absence de congés maladie, contribuent à cette situation.

Selon ce rapport, une stratégie accélérée dans les points chauds réduirait considérablement le nombre de cas de COVID-19, les hospitalisations et les décès. Les premières analyses montrent que les résidents des quartiers où le risque de COVID-19 est le plus faible sont 1,5 fois plus susceptibles d’avoir reçu au moins une dose du vaccin.

Avec les informations de CBC News

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