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Ibrahima Dia menace la souveraineté du Sénégal avec l’appui de la Banque mondiale

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Ibrahima Dia alerte les Sénégalais : accepter l’aide de la Banque mondiale pour les allocations familiales pourrait compromettre la capacité du pays à financer seul sa protection sociale.

Un financement extérieur qui pourrait éroder l’autonomie

Le concepteur du dispositif de soutien aux foyers vulnérables rappelle que, dès sa création, le programme était entièrement alimenté par les ressources nationales. Selon ses propos relayés par EMedia, la Banque mondiale envisagerait depuis environ un an de mettre à disposition des fonds afin d’assurer les versements de cette année. Cette aide, bien qu’elle éviterait une rupture des paiements, serait perçue comme un recul de l’indépendance budgétaire.

Des voix déjà critiques au sein du gouvernement

Le débat n’est pas nouveau. En octobre 2026, le député Khadim Bamba Fall, membre du Pastef, avait dénoncé sur Facebook la suppression de projets structurants dans la loi de finances rectificative de 2026 et questionné le détournement de ressources mondiales initialement destinées à des investissements. Son inquiétude portait sur le même mécanisme de financement que celui évoqué aujourd’hui.

Évaluations et perspectives pour la protection sociale

Dia précise qu’il a participé à plusieurs travaux, dont le rapport final d’évaluation de la Stratégie nationale de protection sociale, réalisé avec l’Initiative prospective agricole et rurale. Il souligne que le montant des allocations a été fixé à partir d’analyses comparatives internationales. L’évaluation couvrant 2016‑2023 met en avant les avancées liées aux aides familiales et à la couverture maladie universelle, tout en pointant des défis persistants comme la faible couverture des travailleurs informels et le retard de réformes institutionnelles. Parmi les projets en cours figurent la loi d’orientation sur la protection sociale, la caisse autonome de protection sociale universelle, le code unique de sécurité sociale et le registre national unique qui recense aujourd’hui plus de dix millions de personnes.

En conclusion, le choix entre un financement externe ponctuel et le maintien d’une politique sociale souveraine se pose comme un véritable enjeu pour le Sénégal, avec des répercussions potentielles sur la crédibilité budgétaire du pays.

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