Le petit bourg de Kidira est au cœur d’une affaire qui met en lumière les dérives du chantage numérique. Un commerçant de 37 ans, identifié comme D. Diallo, a été interpellé pour avoir collecté et conservé des séquences vidéo privées d’une épouse de I. Diallo, puis pour les avoir utilisées comme levier afin d’obtenir des faveurs sexuelles.
Des avances persistantes depuis 2021
Selon le témoignage de la victime, les pressions ont commencé en 2021, alors qu’elle était déjà mariée. Elle affirme que D. Diallo l’a sollicitée à plusieurs reprises, malgré son statut marital. Lors de leurs appels vidéo sur WhatsApp, elle aurait filmé involontairement des parties intimes, images que le commerçant aurait ensuite sauvegardées.
Le chantage et la rencontre clandestine
La femme raconte que le marchand a menacé de rendre publiques ces séquences si elle refusait d’accepter ses avances. Sous la pression, elle aurait cédé et convenu d’un rendez‑vous secret. Son époux, I. Diallo, a reçu les enregistrements nus de son épouse, ce qui l’a poussé à se rendre à la brigade territoriale de la gendarmerie de Kidira.
Procédures judiciaires et aveux
Convoqué par les autorités, D. Diallo a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Il a déclaré n’avoir transmis les vidéos qu’au mari de la plaignante, prétendant que cela constituait une simple communication. Après la lecture de ses droits, il a été placé en garde à vue. L’affaire a ensuite été présentée au procureur du tribunal de grande instance de Tambacounda.
Ce scandale souligne les risques croissants liés à l’utilisation abusive des plateformes de messagerie instantanée et rappelle la nécessité d’une législation plus stricte pour protéger les victimes de chantage sexuel en ligne.



