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Guy Marius Sagna claque la porte du ministère après l’exclusion de sept futures policières

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Le renvoi de sept futures policières enceintes soulève une onde de choc sur la question de l’égalité des sexes au sein des forces de l’ordre sénégalaises. Au cœur du débat, le député Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement, dénonçant une mesure qu’il qualifie d’illégale et discriminatoire.

Une décision qui met à mal l’égalité au sein de la police

Les sept jeunes femmes, issues du parcours de policières adjointes volontaires, ont intégré la 49e promotion de l’École nationale de police le 3 mars 2025. Après avoir achevé la première phase du cursus, le FIC, elles ont été convoquées en juillet 2025 pour prendre un congé de maternité. L’ancien ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, avait alors prononcé leur exclusion, décision réaffirmée par son successeur, Mouhamadou Makhtar Cissé.

Selon le député, les textes invoqués – insuffisance de résultats ou manquements disciplinaires – ne peuvent légitimement servir de prétexte à priver une élève de son droit à la formation simplement parce qu’elle attend un enfant. « Depuis quand la grossesse devient‑elle un motif d’insuffisance ou d’infraction ? » s’interroge-t-il, rappelant l’incohérence entre la sanction appliquée à une élève enceinte et le traitement réservé aux conjoints des autres stagiaires.

Le député Sagna exige une révision législative et la réintégration

Guy Marius Sagna réclame le rétablissement immédiat des places au sein d’une promotion ultérieure – la 50e ou la 51e – afin que les jeunes femmes puissent reprendre leur formation après l’accouchement. « Il n’est pas trop tard pour corriger cette injustice, » affirme‑il, appelant le gouvernement à revoir les dispositions encadrant la formation des aspirants policiers pour éliminer tout biais « phallocratique ».

Il sollicite également la parole des sept concernées, les invitant à partager leur version des faits, afin d’éclairer le débat public et de renforcer la transparence du processus disciplinaire.

Enjeux sociétaux et message envoyé aux Sénégalaises

La polémique dépasse le cadre strict de la formation policière : elle porte atteinte à l’image que l’État veut projeter aux citoyennes. « Quel message l’État du Sénégal envoie‑t‑il aux femmes lorsqu’elle les exclut de la fonction publique pour cause de grossesse ? » s’exclame le député, soulignant le risque d’une perception de discrimination institutionnelle.

En rappelant que les femmes représentent une part croissante des effectifs de sécurité, Sagna insiste sur la nécessité d’une politique inclusive, capable de concilier exigences professionnelles et droits fondamentaux liés à la maternité.

Si le gouvernement ne répond pas rapidement, le scandale pourrait alimenter un mouvement plus large en faveur de réformes structurelles, visant à garantir que la grossesse ne devienne jamais un obstacle à la carrière dans les forces de l’ordre.

Cette affaire, désormais sous les feux des projecteurs, pourrait bien devenir un point de bascule pour l’égalité de genre dans les institutions sénégalaises.

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