Alors que les Jeux olympiques de la jeunesse battaient leur plein à Dakar, l’apparition d’Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a transformé une simple visite officielle en une démonstration de popularité qui a chamboulé le programme prévu.
Une marée humaine qui bouscule le planning officiel
Le mercredi 4 novembre 2026, l’esplanade de l’hôtel de ville s’est remplie d’une foule dense, mêlant chants, cris et gestes d’approche. Le leader du PASTEF, venu pour arpenter l’ensemble des stands, s’est rapidement vu encerclé, les acclamations devenant si intenses qu’il a dû limiter son parcours à quelques exposants seulement. Incapable de prendre la parole devant les médias, il a quitté les lieux sans délivrer de déclaration officielle.
Le maire d’Abass Fall rend hommage à son mentor
À ses côtés, le maire de Dakar, Abass Fall, a exprimé une reconnaissance sans réserve, soulignant le rôle décisif du parlementaire dans son ascension. « Si je suis devenu maire de la ville de Dakar, c’est grâce à lui. Tout ce que j’ai en politique, tous les postes que j’ai occupés, c’est grâce à lui. Je lui dois énormément », a-t-il déclaré. Il a ensuite affirmé que le soutien populaire à Sonko était indéfectible : « La vérité est que les Sénégalais aiment Ousmane Sonko et que personne ne pourra jamais faire sortir Ousmane Sonko du cœur des Sénégalais. C’est une réalité qu’il faut accepter ».
Conséquences pour la visibilité du PASTEF pendant les JOJ
Cette débâcle logistique a eu un effet paradoxal. D’une part, la présence massive a renforcé l’image d’un leader proche du peuple, d’autre part, le manque de temps d’intervention a privé le parti d’une tribune médiatique majeure. Les organisateurs des Jeux, tout en saluant le succès de l’événement gastronomique, ont dû réajuster le déroulement pour sécuriser les déplacements des dignitaires, rappelant la difficulté d’allier festivités populaires et exigences protocolaires.
En définitive, la journée a mis en lumière la capacité de mobilisation du PASTEF, tout en soulignant les défis que pose une telle popularité lorsqu’elle se heurte aux contraintes d’un agenda officiel. Le prochain pas du parti consistera à transformer cet engouement de rue en une stratégie politique structurée, avant la prochaine échéance électorale.



