Le scrutin du 3 novembre 2026 a offert à la communauté sénégalaise aux États‑Unis un moment d’émotion : Ali Dieng, né au Sénégal, a récolté 2 329 suffrages, soit 33,2 % des bulletins, et s’est classé deuxième dans la circonscription de Chittenden‑18, dans le Vermont.
Un pari électoral inédit pour la diaspora sénégalaise
Cette performance, saluée par l’activiste Oumou Diallo, dépasse le simple compte‑à‑rebours des votes. Elle montre que les Sénégalais installés à l’étranger peuvent désormais viser des fonctions publiques locales. « Ali Dieng, d’origine sénégalaise, est en passe de remporter un siège à la Chambre des représentants de l’État du Vermont ! », s’enthousiasme la militante, qui voit dans ce résultat une illustration concrète de l’engagement citoyen de la diaspora.
Ce que signifie la deuxième place de Ali Dieng
Le système électoral de la circonscription prévoit deux sièges. Ainsi, les deux candidats les mieux placés sont automatiquement élus. « Cette circonscription dispose de deux sièges, ce qui signifie que les deux candidats arrivés en tête sont élus », explique Diallo, soulignant que la position de Dieng le place en bonne posture pour rejoindre la Chambre des représentants du Vermont, derrière la première‑place Carol Ode.
Au-delà du résultat immédiat, cette avancée pourrait inspirer d’autres ressortissants sénégalais à s’engager dans la vie politique américaine, renforçant ainsi les liens entre le Sénégal et sa diaspora. Le succès partiel de Dieng pourrait également encourager les partis locaux à valoriser davantage la diversité ethnique dans leurs listes de candidats.
En définitive, la trajectoire d’Ali Dieng ouvre un débat sur la représentation des Africains dans les assemblées étatiques américaines et pose la question de l’impact à long terme d’une présence accrue de la diaspora sénégalaise dans les institutions locales.



