Le Sénégal, longtemps perçu comme un modèle d’hospitalité, voit son prestige remis en question par une vague d’attitudes hostiles qui gagne rapidement les espaces numériques.
Une culture d’accueil mise à l’épreuve
Depuis des décennies, la société sénégalaise se distingue par des pratiques collectives : repas partagés dans un même bol, coexistence pacifique de communautés religieuses diverses et accueil chaleureux réservé aux visiteurs. Ces traditions ont forgé le surnom de « pays de la Teranga », un terme qui symbolise la générosité et le respect mutuel. De nombreux citoyens continuent de se sentir profondément attachés à ces valeurs, les considérant comme le socle de l’identité nationale.
Le virage numérique de la xénophobie
Ces dernières années, les échanges en ligne ont vu une montée notable de discours hostiles à l’égard des étrangers. Sur les réseaux sociaux, les remarques xénophobes obtiennent une visibilité accrue, parfois teintées d’une virulence alarmante. Les commentaires se multiplient, alimentant une atmosphère de méfiance qui contraste fortement avec l’image d’ouverture longtemps affichée.
Conséquences pour le tissu social
Cette évolution menace la cohésion interne du pays. Lorsque la méfiance s’installe, les liens communautaires peuvent se détériorer, affectant la coopération quotidienne et la perception du Sénégal à l’étranger. Les acteurs de la société civile tentent de contrer ce phénomène en rappelant l’importance de la tolérance et du dialogue, mais la propagation rapide des propos négatifs complique leurs efforts.
À moyen terme, la persistance de ces attitudes pourrait altérer la réputation internationale du Sénégal, autrefois synonyme de paix et d’hospitalité. La capacité du pays à réaffirmer ses principes de convivialité sera déterminante pour préserver son identité et rassurer à la fois ses habitants et ses partenaires étrangers.



