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Ousmane Sonko lance 11 commissions Pastef, mais le risque d’un tribunal partisan grandit

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Alors que le climat politique sénégalais se tend, une série de cellules d’investigation vient d’être déployée au sein du groupe parlementaire Pastef, promettant de mettre à nu des irrégularités financières datant de l’ère Macky Sall.

Un dispositif né d’une volonté de transparence

Incité par le leader Ousmane Sonko, le parti a décidé de mettre en marche onze groupes de travail distincts. Leur mandat consiste à examiner des dysfonctionnements financiers présumés, dont la majorité remonterait à la période où Macky Sall occupait la présidence. Cette initiative se veut une réponse aux appels croissants du public pour une meilleure surveillance des deniers publics.

Le spectre d’une salle d’audience partisan

Le véritable enjeu réside dans la nature même de ces investigations. Certains observateurs s’interrogent : ces commissions seront‑elles de véritables instruments de reddition des comptes ou bien deviendront‑elles le théâtre d’une lutte de pouvoir, transformant l’Assemblée nationale en un tribunal partisan ? Le doute persiste, alimenté par la polarisation politique qui caractérise le paysage législatif actuel.

Une initiative complémentaire sur les fonds politiques

Parallèlement, le débat autour des financements des partis a déjà donné naissance à une proposition distincte. En septembre 2025, le député Guy Marius Sagna a déposé un texte de loi visant à créer une commission de vérification dédiée aux fonds politiques. Cette démarche, indépendante des onze groupes d’enquête, souligne la volonté d’une partie du parlement d’instaurer un contrôle plus systématique.

Si les travaux de ces commissions progressent rapidement, ils pourraient bien redéfinir les standards de la gouvernance au Sénégal. En revanche, un usage détourné au profit d’intérêts partisans risquerait d’éroder la confiance citoyenne dans les institutions. Le temps dira si ces mécanismes serviront réellement à renforcer la transparence ou s’ils alimenteront davantage la bataille idéologique au sein de l’Assemblée.

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