Les marchés ont réagi avec nervosité : les titres obligataires libellés en dollars du Sénégal ont connu la plus importante chute depuis le premier jour de septembre, suite à l’annonce d’une menace de blocage budgétaire lancée par Ousmane Sonko.
Pression parlementaire et risque de blocage
Le président de l’Assemblée nationale a indiqué qu’il s’opposerait aux projets de loi de finances rectificative de 2026 ainsi qu’au budget initial de 2027. Cette opposition, annoncée comme une possible obstruction du vote, vise les textes qui conditionneraient la mise en œuvre de nombreuses politiques publiques.
Conséquences sur la dette et le FMI
Ce risque de blocage pourrait également troubler la restructuration de la dette et retarder le calendrier d’un futur accord avec le FMI, selon Bloomberg relayé par Sanslimitesn. L’incertitude générée menace de ralentir le processus de renégociation de la dette et de compromettre le programme convenu avec le fonds monétaire international.
Les revendications de Sonko
Il accuse le gouvernement de réduire les crédits destinés à l’Éducation nationale, à la Famille et à la Solidarité, ainsi qu’à la Formation professionnelle. Il dénonce également l’usage du Cadre commun du G20 pour le reprofilage de la dette, arguant que le Sénégal n’en a pas besoin. Le texte budgétaire propose de diminuer et d’éliminer progressivement les subventions, et il s’oppose également aux réductions de 555 milliards de FCFA dans les dépenses d’investissement prévues par la loi de finances rectificative.
En résumé, la confrontation entre le leader du Pastef et l’exécutif crée une atmosphère d’incertitude qui pèse lourdement sur les finances publiques, la confiance des investisseurs et la capacité du pays à honorer ses engagements internationaux.



