L’horizon de l’éducation sénégalaise s’assombrit à nouveau. Malgré une entente initiale censée apaiser les tensions, le G7, regroupement syndical majeur du secteur, confirme son action de protestation. Cette décision intervient alors que le collectif dénonce non seulement la non-application de certaines promesses gouvernementales, mais aussi ce qu’il qualifie de pressions inacceptables exercées sur le corps enseignant. La crise, loin de s’atténuer, semble entrer dans une nouvelle phase de bras de fer.
L’application de l’accord de 2026 en question
Le document signé le 16 avril 2026, fruit de pourparlers intenses entre les représentants syndicaux et le gouvernement, visait à établir un cadre de résolution. Néanmoins, il apparaît que des éléments spécifiques demeuraient à discuter, reportés à des échanges ultérieurs. C’est précisément le degré de mise en œuvre de cette entente qui cristallise aujourd’hui la discorde. Le G7 récuse catégoriquement la version officielle selon laquelle l’ensemble des clauses de l’accord serait désormais effectif. Pour les syndicalistes, la réalité quotidienne des professeurs ne concorde absolument pas avec ce bilan jugé trop optimiste par les autorités.
Menaces dénoncées et autonomie syndicale réaffirmée
Au-delà de la question de l’exécution des accords, le communiqué émis par le G7, diffusé notamment par Senegal7, met en lumière une dimension plus préoccupante : des intimidations directes ciblant les professionnels de l’enseignement. Ces tentatives de coercition sont pointées du doigt comme étant en totale contradiction avec le respect des promesses faites. Le collectif syndical rappelle par ailleurs avec force qu’une injonction étatique de cesser l’action ne saurait primer sur les résolutions des organes syndicaux légitimes. La souveraineté de l’action des regroupements est ainsi réaffirmée avec vigueur.
La posture intransigeante du G7, qui rassemble des entités influentes telles que le CUSEMS, le SAEMSS, le SELS, l’UDEN, le SNELAS/FC, et le SIENS, indique que la crise de l’éducation est loin d’être résolue. Ce maintien de la grève promet des jours difficiles pour le système scolaire sénégalais, avec des conséquences directes sur la scolarité de milliers d’élèves. L’impasse actuelle souligne l’urgence d’une nouvelle approche pour restaurer la confiance et garantir un avenir stable à l’enseignement public.



