Accueil SOCIÉTÉ JUSTICE Leopoldo Luque visé de 12 ans de prison, la chute de l’équipe...

Leopoldo Luque visé de 12 ans de prison, la chute de l’équipe médicale de Maradona

0
95

Le verdict qui s’annonce dans le procès du légendaire footballeur argentin pourrait bouleverser la manière dont la justice traite les fautes médicales graves. Le procureur Patricio Ferrari a demandé des sanctions sévères, dénonçant une prise en charge chaotique qui aurait laissé Maradona « à son sort ».

Des accusations différenciées selon le rôle joué

Ferrari a scindé les sept personnes poursuivies en deux catégories. Trois d’entre elles, dont le neurochirurgien Leopoldo Luque, la coordinatrice Nancy Forlini et la psychiatre Agustina Cosachov, sont visées d’une peine comprise entre huit et douze ans pour homicide avec dol éventuel, c’est‑à‑dire des négligences conscientes pouvant entraîner la mort.

Les trois autres, le psychologue Carlos Diaz, le coordinateur infirmier Mariano Perroni et l’infirmier Ricardo Almiron, sont accusés d’homicide involontaire, avec des peines requises de quatre à cinq ans. Un septième, le médecin Pedro di Spagna, n’a pas été jugé responsable.

Le poids de la responsabilité médicale

Le plus lourd des requêtes, douze ans d’emprisonnement et une interdiction d’exercer pendant dix ans, a été adressé à Leopoldo Luque, décrit comme le « médecin de confiance » de Maradona à l’époque. Selon le parquet, il aurait omis de mettre en place des mesures préventives malgré la connaissance du risque.

Les deux autres chefs d’accusation les plus sévères concernent Nancy Forlini, à qui dix ans de prison ont été demandés, et Agustina Cosachov, à qui huit ans ont été réclamés. L’accusation souligne l’absence de toute action corrective après avoir identifié le danger pour le footballeur.

Quelles implications pour le système de santé argentin ?

Si le tribunal confirme les requêtes, cela pourrait instaurer un précédent fort contre les pratiques médicales négligentes, surtout dans les cas de personnalités publiques. Le jugement pourrait également inciter les établissements privés à revoir leurs protocoles de suivi et de coordination afin d’éviter d’être tenus responsables de fautes graves.

Les audiences, entamées jeudi, se poursuivront pendant deux semaines, le verdict final étant attendu ultérieurement.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici