Alors que la communauté de la lutte attendait la présence officielle du ministère, le porte-voix du département a clarifié les raisons de l’absence de la ministre Djirèye Clotilde Coly. L’explication officielle met en avant une invitation tardive et informelle, loin des procédures habituelles.
Un délai de 48 heures jugé insuffisant
Selon le communiqué du ministère, les organisateurs n’ont contacté les autorités que deux jours avant la cérémonie, et ce, par un canal non institutionnel. « Aucun message officiel n’a été transmis via les voies habituelles », indique le texte. Face à ce cadre, le ministère estime qu’il était impossible d’organiser une participation crédible.
Le ministère défend le respect du cadre de gouvernance
Le texte rappelle aux acteurs du sport l’obligation de respecter les règles de gouvernance, notamment lorsqu’ils dialoguent avec l’État. Il souligne également l’importance d’une prise de parole responsable, surtout pour les figures qui sont perçues comme des modèles. Le ministère réitère son engagement envers la lutte, sport national et patrimoine du pays, tout en affirmant son soutien à l’ensemble des disciplines sportives.
Déni de désintérêt et appel à la vigilance contre la désinformation
En réponse aux propos de l’ancien champion Yakhya Diop, surnommé « Yékini », le ministère réfute toute idée de désintérêt. Il rappelle que la ministre n’a jamais reçu d’invitation officielle et que les rumeurs ne sauraient masquer les faits. Le département conclut en invitant les parties prenantes à éviter les manipulations et à privilégier la transparence.
Cette mise au point souligne la tension entre les organisateurs d’événements sportifs et les instances publiques, rappelant que le respect des procédures reste la clé d’une collaboration fructueuse. Le ministère de la Jeunesse et des Sports se positionne ainsi comme garant d’une gouvernance claire, tout en restant aux côtés de la lutte, sport cher au cœur des Sénégalais.



