La communauté de Darou Marnane est sous le choc après que le second jumeau, gravement blessé lors du drame de Touré Fass, a rendu l’âme le dimanche 20 septembre aux alentours de 14 h, à l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba. Ce décès porte le bilan à trois enfants perdus dans cet épisode tragique.
Un bilan qui s’alourdit malgré des signes d’amélioration
Les deux premières victimes, le frère jumeau et le fils de la co‑épouse, étaient déjà décédés à la suite de leurs blessures. Selon les informations relayées par L’Observateur et senegaldirect, le deuxième garçon semblait s’être stabilisé après son admission, au point que le danger immédiat pour sa vie ne paraissait plus imminent. Cependant, son état s’est détérioré dans la soirée, entraînant son décès à l’hôpital de Touba.
Les déclarations de la mère et les investigations en cours
L’accusée, identifiée sous les initiales N. F. Dieng, aurait affirmé lors de sa première audition avoir « exécuté les ordres de Satan ». Les faits reprochés concernent l’agression de ses deux enfants de trois ans ainsi que du fils de sa co‑épouse. Après avoir mis le feu à la chambre, la mère a été gravement brûlée et placée sous la garde des gendarmes à l’hôpital, tandis que les autorités tentaient de reconstituer les circonstances exactes.
Les deux premières victimes ont été remises à leurs familles pour les inhumations, et le second jumeau a été enterré dimanche après‑midi. Le même jour, la mère a été conduite de Touba à une structure psychiatrique à Dakar afin de recevoir les soins appropriés, coïncidant avec les funérailles des deux premiers enfants.
Une éventuelle altération de son état mental au moment des faits est évoquée, mais les conclusions médicales restent attendues. Cette incertitude empêche, pour l’instant, de déterminer la responsabilité pénale de l’accusée. Les gendarmes de la brigade de Darou Marnane poursuivent leurs investigations, et la procédure devra préciser la portée de ses déclarations ainsi que son état de santé au moment du drame, avec l’avis des médecins.
Ce drame met en lumière la nécessité d’une prise en charge rapide des crises psychologiques et soulève des questions sur la prévention des violences intrafamiliales dans les zones rurales du Sénégal.
Les suites judiciaires de cette affaire seront décisives pour établir les responsabilités et pour envisager des mesures de protection afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.



