Accueil ECONOMIE Sénégal voit le prix de l’oignon s’effondrer de 22,7 % en un trimestre

Sénégal voit le prix de l’oignon s’effondrer de 22,7 % en un trimestre

0
72

Pour les foyers sénégalais, la diminution du coût de l’oignon représente un répit face à la flambée des dépenses alimentaires. En effet, le kilogramme de l’oignon venu de l’étranger s’établit désormais à 402,38 FCFA, affichant une chute de 22,7 % par rapport au trimestre précédent.

Baisse spectaculaire du kilo importé

Au même moment, l’oignon cultivé localement se vend à 413,13 FCFA le kilo, affichant une réduction annuelle de 16,2 %. Sur l’ensemble de l’année, le produit importé a vu son prix reculer de 34,3 %. Les réserves de production nationale culminaient à 2 381 tonnes à la fin mars, alors qu’aucun stock d’oignon étranger n’était enregistré, signe d’une demande entièrement satisfaite par les arrivages.

Pourquoi les importations ont-elles été gelées puis relâchées ?

Le gouvernement avait suspendu les entrées d’oignon dès janvier 2026 afin de favoriser l’écoulement de la production locale. Cette mesure, orchestrée par le Ministère de l’Industrie et du Commerce, a été levée le 31 août 2026, ouvrant la porte à de nouvelles arrivées et à la recompression des prix. Les acteurs du secteur considèrent que ce relâchement a permis d’équilibrer l’offre, tout en maintenant une pression à la baisse sur les tarifs.

Effet domino sur les céréales et la compétitivité

Le même élan baissier s’est répercuté sur d’autres denrées. Le souna a glissé de 3,2 % pour atteindre 323,15 FCFA le kilo, le sorgho a perdu 6,8 % pour s’établir à 356,98 FCFA, et le maïs a reculé de 4,9 % à 290,11 FCFA. Sur une base annuelle, ces céréales ont respectivement vu leurs prix diminuer de 6,6 %, 10,9 % et 1,6 %. Le riz, sous ses diverses formes, a également enregistré des baisses, le riz non parfumé s’établissant à 292,23 FCFA le kilogramme.

Sur le plan macro‑économique, la compétitivité‑prix du Sénégal a progressé de 3,1 % au cours du trimestre, avant de fléchir de 1,8 % sur l’année. Les pertes commerciales se sont élevées à 9,8 % face aux partenaires asiatiques et à 6,3 % vis‑à‑vis des États‑Unis.

En définitive, la chute du prix de l’oignon, conjuguée à la baisse des céréales, offre un souffle d’air frais aux consommateurs, tout en soulignant la sensibilité du marché sénégalais aux décisions politiques d’import‑export.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici