Pour les foyers sénégalais, la diminution du coût de l’oignon représente un répit face à la flambée des dépenses alimentaires. En effet, le kilogramme de l’oignon venu de l’étranger s’établit désormais à 402,38 FCFA, affichant une chute de 22,7 % par rapport au trimestre précédent.
Baisse spectaculaire du kilo importé
Au même moment, l’oignon cultivé localement se vend à 413,13 FCFA le kilo, affichant une réduction annuelle de 16,2 %. Sur l’ensemble de l’année, le produit importé a vu son prix reculer de 34,3 %. Les réserves de production nationale culminaient à 2 381 tonnes à la fin mars, alors qu’aucun stock d’oignon étranger n’était enregistré, signe d’une demande entièrement satisfaite par les arrivages.
Pourquoi les importations ont-elles été gelées puis relâchées ?
Le gouvernement avait suspendu les entrées d’oignon dès janvier 2026 afin de favoriser l’écoulement de la production locale. Cette mesure, orchestrée par le Ministère de l’Industrie et du Commerce, a été levée le 31 août 2026, ouvrant la porte à de nouvelles arrivées et à la recompression des prix. Les acteurs du secteur considèrent que ce relâchement a permis d’équilibrer l’offre, tout en maintenant une pression à la baisse sur les tarifs.
Effet domino sur les céréales et la compétitivité
Le même élan baissier s’est répercuté sur d’autres denrées. Le souna a glissé de 3,2 % pour atteindre 323,15 FCFA le kilo, le sorgho a perdu 6,8 % pour s’établir à 356,98 FCFA, et le maïs a reculé de 4,9 % à 290,11 FCFA. Sur une base annuelle, ces céréales ont respectivement vu leurs prix diminuer de 6,6 %, 10,9 % et 1,6 %. Le riz, sous ses diverses formes, a également enregistré des baisses, le riz non parfumé s’établissant à 292,23 FCFA le kilogramme.
Sur le plan macro‑économique, la compétitivité‑prix du Sénégal a progressé de 3,1 % au cours du trimestre, avant de fléchir de 1,8 % sur l’année. Les pertes commerciales se sont élevées à 9,8 % face aux partenaires asiatiques et à 6,3 % vis‑à‑vis des États‑Unis.
En définitive, la chute du prix de l’oignon, conjuguée à la baisse des céréales, offre un souffle d’air frais aux consommateurs, tout en soulignant la sensibilité du marché sénégalais aux décisions politiques d’import‑export.



