Accueil SOCIÉTÉ PNAMVR : entre modernisation des cités religieuses et nouveau cap politique, le...

PNAMVR : entre modernisation des cités religieuses et nouveau cap politique, le pari de la transformation porté par le coordonnateur national Amdy Moustapha Mbacké

0
229

Relancé avec une nouvelle dynamique, le Programme national d’aménagement et de modernisation des villes religieuses (PNAMVR) ambitionne de faire des cités religieuses de véritables pôles de développement, conciliant modernité, préservation du patrimoine spirituel et attractivité économique. Le coordonnateur national du PNAMVR, Amdy Moustapha Mbacké, expose sa vision, revient sur les grands chantiers engagés, les défis du financement, les perspectives du tourisme religieux et évoque son engagement politique aux côtés du président de la République.
Le Programme national d’aménagement et de modernisation des villes religieuses (PNAMVR) entend ouvrir une nouvelle étape de son histoire. Pour son coordonnateur national, Amdy Moustapha Mbacké, la modernisation des villes religieuses « ne signifie pas une rupture avec les traditions », mais plutôt la volonté de préserver leur identité spirituelle, culturelle et historique tout en les dotant d’infrastructures modernes répondant aux besoins des populations et des millions de pèlerins qui les fréquentent chaque année.
Sa vision repose sur une transformation durable des cités religieuses grâce à la réalisation d’infrastructures structurantes, à la modernisation des espaces de culte et des sites historiques, à l’amélioration de la mobilité, de l’assainissement et du cadre de vie, ainsi qu’à la création d’esplanades destinées aux grands rassemblements religieux et d’infrastructures d’accueil pour les fidèles.
Le PNAMVR intervient aujourd’hui dans plusieurs dizaines de villes et sites religieux reconnus par l’État du Sénégal, sans distinction de confession. Touba, Tivaouane, Médina Baye, Porokhane, Popenguine, Darou Mousty, Ndiassane, Thiénaba, Mpal ou encore Félane figurent parmi les localités concernées, avec une ambition clairement affichée d’étendre progressivement la couverture du programme sur l’ensemble du territoire national.
Parmi les projets déjà engagés figurent l’aménagement de grandes esplanades à Porokhane et Andoulaye, la construction de la Maison des hôtes de Darou Mousty, des travaux de pavage et d’embellissement dans plusieurs villes religieuses, ainsi que l’accompagnement de projets majeurs tels que la reconstruction de la Grande Mosquée de Ziguinchor et de celle de Mpal, la future Maison des hôtes de Pire, la construction d’une église à Enampor en Casamance et, à Dakar, un projet de Grande Mosquée à Ndigala, dans la commune de Golf, en partenariat avec plusieurs acteurs.
Selon Amdy Moustapha Mbacké, les critères de sélection des projets reposent sur des principes de transparence et d’équité territoriale. L’importance religieuse et historique des sites, les besoins exprimés par les communautés, la fréquentation des lieux, l’impact socio-économique attendu ainsi que la maturité technique des projets sont autant d’éléments pris en compte, en concertation avec les autorités religieuses, les collectivités territoriales et les services de l’État.
Le coordonnateur national insiste également sur le caractère inclusif du programme. Le PNAMVR accompagne aussi bien des projets concernant les mosquées que les églises, les daaras et les sites historiques, dans le strict respect des principes de neutralité, d’équité et de diversité religieuse qui fondent la République du Sénégal.
À ses yeux, la modernisation des villes religieuses constitue également un puissant levier de développement économique. Les grands Magal, Gamou, pèlerinages et ziarras attirent chaque année des millions de visiteurs et génèrent d’importantes retombées dans les secteurs du transport, de l’hébergement, du commerce, de la restauration, de l’artisanat et des services. Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision de l’Agenda Sénégal 2050, qui identifie le tourisme religieux comme un moteur de croissance, de création d’emplois et d’attractivité territoriale.
Face aux défis liés au financement des nombreux projets, le coordonnateur national affirme que le programme mise sur une diversification des ressources à travers des partenariats avec l’État, les partenaires techniques et financiers, les institutions nationales ainsi que le secteur privé, afin d’accélérer la réalisation des infrastructures prioritaires.
Interrogé sur son engagement politique, Amdy Moustapha Mbacké explique que son choix d’accompagner le président de la République procède d’une conviction personnelle et d’une volonté de contribuer à un projet qu’il estime fondé sur la justice, la souveraineté, le développement et la bonne gouvernance. Tout en exprimant sa reconnaissance envers ses anciens compagnons de lutte, il affirme vouloir poursuivre son engagement au service exclusif de l’intérêt supérieur de la Nation.
Il souligne enfin que son parcours académique entre le Sénégal, le Soudan et la Turquie lui a permis d’acquérir une vision ouverte du développement, fondée sur la conciliation entre tradition et modernité, la valorisation du patrimoine, la qualité de la gouvernance et la recherche permanente de solutions durables au bénéfice des populations.
À travers cette nouvelle orientation, Amdy Moustapha Mbacké ambitionne de faire du PNAMVR un outil majeur de transformation des villes religieuses, afin qu’elles demeurent des hauts lieux de spiritualité tout en devenant des espaces modernes, attractifs et moteurs du développement territorial du Sénégal. Assane Diop

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici