La chute brutale d’une construction à cinq étages à Thiès a laissé la communauté sous le choc, rappelant l’urgence d’une surveillance stricte des chantiers. Trois jeunes travailleurs étaient à l’intérieur lorsque la structure s’est désagrégée, piégeant les hommes sous une avalanche de béton et de briques.
Chronologie de l’intervention des secours
Le lieutenant‑colonel Mame Diène Ndiaye, à la tête du Groupement d’incendie et de secours n° 2, qui intervient dans les régions de Thiès et de Diourbel, a reçu l’appel d’urgence à 9 h 35. Dès lors, les équipes ont été dépêchées sans délai. Arrivées sur les lieux, les pompiers ont employé leurs engins de désincarcération pour atteindre les victimes ensevelies.
« Avec notre matériel, nous avons réussi à sauver deux personnes. Malheureusement, la troisième personne sortie des décombres avait déjà perdu la vie », a déclaré le lieutenant‑colonel, soulignant à la fois la réussite du sauvetage et la tragédie qui persiste.
Responsabilité et appel du maire
Le maire de Thiès, Babacar Diop, a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées et a dénoncé le manque de conformité aux règles de construction. Il a exhorté les promoteurs, les ingénieurs et les autorités locales à renforcer leurs exigences afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Cette situation met en lumière le besoin d’une application rigoureuse des normes de sécurité bâtiment, ainsi que d’une vigilance accrue lors des projets de grande envergure.
En conclusion, l’effondrement de ce bâtiment rappelle que chaque chantier doit être soumis à des contrôles stricts. Le drame de Thiès pourrait devenir le catalyseur d’une réforme plus profonde du suivi des travaux, protégeant ainsi les ouvriers et les citoyens contre de futures catastrophes.



