Le drame qui a frappé une famille sénégalaise installée à Mezzani, dans la province de Parme, résonne comme un avertissement brutal pour les migrants qui vivent loin de leurs racines. Au cœur de cette tragédie, une petite fille de sept mois a succombé à un poison invisible, entraînant la disparition de ses deux parents, tous deux originaires de Louga.
Une tragédie qui secoue la diaspora sénégalaise
Le mardi 3 novembre 2026, la fillette a été admise à l’hôpital Maggiore de Parme après quatre journées en soins intensifs. Malgré les efforts des médecins, elle n’a pas survécu. Ses parents, Ndiassé Sall, 34 ans, et Rouba Ndaw, 32 ans, ont été retrouvés morts dans leur appartement, victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone. Leurs corps ont été découverts le vendredi matin à Mezzani, après que des collègues de travail de Ndiassé, inquiets de son absence, ont alerté les secours.
Le drame : causes et déroulement
Le couple venait d’emménager dans un logement où le chauffage central n’était pas encore fonctionnel. Pour pallier ce manque, ils ont allumé un brasero à charbon afin de se réchauffer pendant la nuit. Les fumées toxiques se sont infiltrées dans l’habitation, provoquant la mort de la mère, du père et de la petite. Leur fils aîné, âgé de 14 ans, a miraculeusement échappé à l’empoisonnement. Avant le drame, Ndiassé avait envoyé à son père, Madiagne Sall, des listes de sourates à réciter, le qualifiant de « dernier cadeau d’adieu », selon les propos rapportés par L’Observateur et relayés par Rewmi.
Répercussions et appels à la solidarité
Depuis Louga, Madiagne Sall a rejoint l’Italie pour faire face à la perte de son fils, de sa petite‑fille et de sa nièce. Il attend l’autorisation des autorités italiennes pour rapatrier les trois corps vers le Sénégal. En plus de la douleur familiale, le drame met en lumière les risques liés aux systèmes de chauffage improvisés dans les habitations occupées par des migrants. Le père, ancien émigré revenu au Sénégal en 2010 après le regroupement familial, a souligné la solidarité dont bénéficient les Sénégalais établis en Italie, tout en appelant à une prise de conscience collective.
Ce drame pourrait devenir le point de départ d’une campagne de prévention au sein des communautés d’expatriés, afin d’éviter que d’autres foyers ne subissent le même sort.



