Le 3 novembre 2026, le tribunal de grande instance de Ziguinchor a ordonné la mise en détention provisoire de l’ancien chef municipal de Kafountine, M. Diatta, après son audition devant le juge d’instruction. Cette décision intervient alors que l’enquête, lancée en 2019, se concentre sur des soupçons de détournement de fonds publics et de falsification de documents administratifs.
Un retournement judiciaire inattendu
Deux des trois personnes visées par les investigations ont été incarcérées. Le premier individu, M. Diatta, cumule également un poste d’enseignant vacataire à l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Le second, M. Diassy, occupait la fonction de surveillant au lycée de Kafountine. Le troisième suspect, S. Camara, ancien collecteur municipal, a quant à lui bénéficié d’une libération sous caution.
Les faits reprochés englobent le détournement de deniers publics, la fabrication de faux et l’usage de ces faux dans des dossiers administratifs. La Section de recherches de Ziguinchor a été mobilisée dans le cadre d’une délégation judiciaire afin de poursuivre les investigations.
Implications politiques et locales
Sur le plan politique, M. Diatta a d’abord été affilié à l’Alliance pour la République (APR) sous la présidence de Macky Sall, avant de rejoindre récemment le mouvement « Kiiraay – Les Patriotes républicains », créé par le président Bassirou Diomaye Faye. Cette transition a suscité des interrogations quant à l’impact de ces accusations sur la dynamique des partis locaux et sur la confiance des électeurs.
Le déroulement de l’instruction, désormais sous l’autorité de la justice, pourrait redéfinir le paysage politique de Kafountine et de la région de Ziguinchor, en rappelant la nécessité d’une transparence accrue dans la gestion des finances publiques.
Alors que les investigations se poursuivent, la population locale attend des réponses claires et une éventuelle sanction pour les responsables présumés, afin de restaurer la crédibilité des institutions locales.



