Accueil POLITIQUE Mayacine Camara claque le Parlement avec le rejet de la LFR 2026

Mayacine Camara claque le Parlement avec le rejet de la LFR 2026

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Le rejet de la LFR 2026 a déclenché une onde de choc au sein de l’Assemblée nationale, mais pour Mayacine Camara, figure de proue du Pastef, cet événement représente davantage une bouffée d’air frais pour la démocratie sénégalaise que la manifestation d’une crise.

Un revirement budgétaire décisif

Camara, ancien ministre et maire sortant de Koungheul, a souligné que la fermeté affichée par les parlementaires du Pastef marque une rupture avec les pratiques d’une Assemblée longtemps soumise à l’exécutif. Selon lui, les lois de finances initiales ont longtemps été entachées d’une insincérité criante, servant à masquer les déficits et à valider des prévisions exagérées. Cette dynamique a engendré une série de lois rectificatives qui, à son sens, ont sapé les bases du développement économique et social du pays.

« Ce n’est pas une crise, c’est un acte de salubrité publique », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que le refus du texte constitue une prise de responsabilité politique. Il plaide pour deux exigences majeures : la sincérité budgétaire, afin d’éliminer toute manipulation des prévisions de recettes et de dépenses, et un contrôle strict des deniers publics, garantissant la traçabilité de chaque dépense devant les citoyens.

Vers une refonte du mode d’élection des députés

Au-delà du débat financier, Camara a profité de l’occasion pour appeler à une réforme profonde du système électoral. Il critique le modèle actuel, qui aurait favorisé l’émergence de parlementaires « béni‑oui‑oui », plus attachés aux machines politiques qu’à leurs électeurs. Pour inverser cette tendance, il propose de supprimer les avantages jugés excessifs, tels que les salaires permanents et les allocations carburant, au profit d’indemnités versées uniquement pendant les sessions parlementaires.

Il suggère également l’instauration d’un scrutin uninominal à deux tours dans chaque circonscription, afin de renforcer le lien direct entre les députés et leurs électeurs et d’accroître leur responsabilité. Cette proposition s’inscrit dans la vision du président Ousmane Sonko, que Camara soutient fermement, estimant que le Sénégal a besoin de parlementaires indépendants, capables de défendre leurs positions et de garantir un budget enfin sincère.

En conclusion, le rejet de la LFR 2026, selon Mayacine Camara, ouvre la voie à une nouvelle ère de transparence et de responsabilité, tant sur le plan budgétaire que politique. Le défi désormais consiste à transformer cette dynamique en réformes concrètes, afin que les Sénégalais voient enfin leurs deniers gérés avec rigueur et que leurs représentants soient véritablement redevables devant eux.

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