Accueil POLITIQUE Ansoumana Diatta alerte : le rejet budgétaire menace les routes de Ziguinchor

Ansoumana Diatta alerte : le rejet budgétaire menace les routes de Ziguinchor

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Alors que la région du Sud occupe une place stratégique pour le développement du Sénégal, le coordinateur départemental du parti Kiiray, Ansoumana Diatta, sonne l’alarme : le blocage parlementaire de l’amendement budgétaire de 2026 risque de suspendre une série de chantiers essentiels.

Impact économique et social

Selon les informations relayées par EMedia, plus de 2 505 milliards de FCFA étaient prévus pour dynamiser la zone. Si les fonds restent bloqués, la dynamique économique locale pourrait s’essouffler, affectant tant le secteur privé que les ménages les plus vulnérables. La coordinatrice de Kiiray, Aminata Touré, a qualifié la décision de « irresponsable », soulignant que le retard mettrait en péril la continuité des services publics.

Projets d’infrastructures en danger

Parmi les travaux menacés figurent les axes majeurs reliant Ziguinchor à ses environs : la liaison Ziguinchor‑Cap Skirring, le tronçon Bignona‑Kafountine, la route de Tobor ainsi que la boucle du Fogny. Le pont Émile Badiane et un nouveau pont prévu pour améliorer l’accès à la ville risquent également d’être retardés.

Dans le domaine universitaire, la Université Assane Seck voit son calendrier d’expansion menacé, tout comme les projets hospitaliers de niveaux 3 et 4, la réhabilitation de l’hôpital de la Paix et de l’hôpital régional de Ziguinchor. Le dragage du port, essentiel pour le commerce maritime, pourrait également subir des délais.

Sur le plan social, l’extension des bourses familiales, qui devait passer de 500 000 à un million de ménages bénéficiaires, risque de ne pas être mise en œuvre à temps, accentuant les inégalités.

Le professeur Diatta rappelle que le mécanisme budgétaire devait permettre à l’État de réajuster ses prévisions pour les derniers mois de l’exercice, favorisant la reprogrammation des investissements et assurant la continuité de l’action publique.

Il dénonce également le rôle de 130 députés qui, selon lui, ont placé des intérêts politiques au-dessus des besoins concrets des populations.

En appelant à la reprise du dialogue, Ansoumana Diatta insiste sur la nécessité pour l’opposition d’exercer son contrôle sans paralyser l’ensemble du dispositif public.

Si le consensus n’est pas rapidement retrouvé, les retards accumulés pourraient compromettre la compétitivité de Ziguinchor et freiner la croissance du Sud du pays.

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