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Moussa Balla Fofana recadre Sonko et Pastef : la motion de censure n’est pas un jeu

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Le climat politique sénégalais s’est récemment alourdi. En effet, Ousmane Sonko, occupant désormais le fauteuil de président de l’Assemblée nationale, a publiquement évoqué la perspective d’une motion de censure à l’encontre du gouvernement actuel. Cette déclaration fracassante, prononcée lors d’un rassemblement important à Mbacké, a ravivé le débat autour des mécanismes institutionnels, suscitant une riposte énergique de la part du ministre Moussa Balla Fofana.

La Rupture Politique et l’Arme Parlementaire brandie

L’annonce d’une éventuelle motion de censure par le président du Pastef, Ousmane Sonko, s’inscrit dans un contexte de divergence croissante avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette dissension s’est concrétisée par le départ d’Ousmane Sonko de son rôle de Premier ministre en mai 2026. Par ailleurs, la décision du Pastef de ne pas faire partie du cabinet ministériel d’Ahmadou Al Aminou Lô a également souligné l’ampleur de la fracture au sein de l’ancienne coalition DiomayePrésident. Les propos tenus à Mbacké par M. Sonko, d’une fermeté inhabituelle, semblent refléter ces tensions sous-jacentes qui persistent depuis des mois entre les deux figures politiques.

Moussa Balla Fofana insiste sur la rigueur institutionnelle

Face à cette situation, Moussa Balla Fofana a pris la parole à Mbacké, devant une assistance notable, en compagnie des ministres Alioune Dione et Idrissa Samb, tous membres du mouvement Kiiraay – Les Patriotes Républicains. Des leaders locaux du mouvement ainsi que le docteur Abdoulaye Niane, délégué général de la DER, étaient également présents. Le ministre a rappelé avec force que l’utilisation d’une motion de censure est strictement balisée par le cadre juridique. Il a précisé, comme l’a rapporté Rewmi, que ce levier parlementaire ne saurait être activé de manière arbitraire ou à répétition. Cet instrument, essentiel au contrôle de l’action gouvernementale, ne saurait être adopté qu’en respectant rigoureusement les dispositions constitutionnelles régissant l’engagement de la responsabilité politique du cabinet. Moussa Balla Fofana a par ailleurs critiqué ceux qu’il estime vouloir générer des controverses et accaparer la scène médiatique.

Au-delà des Propos : la Réalité Parlementaire

Il est important de noter que malgré la véhémence des déclarations politiques, la motion de censure ne figure pas actuellement à l’ordre du jour des travaux parlementaires. Le président du groupe Pastef, Ayib Daffé, a d’ailleurs précisé que la session extraordinaire ouverte récemment est consacrée exclusivement à la Déclaration de politique générale que doit présenter le Premier ministre Al Amine Lô. Les détails et la date de ce débat restent à déterminer par la Conférence des présidents. Moussa Balla Fofana a également insisté sur le rôle prépondérant du président de la République, qu’il qualifie de pivot des institutions, en vertu de sa légitimité populaire. Il a catégoriquement écarté toute perspective de blocage institutionnel, alertant sur les potentielles perturbations des services publics qu’une telle situation pourrait engendrer. Le ministre a finalement exhorté l’ensemble des acteurs à faire preuve de rigueur, à adhérer à la vérité et à œuvrer concrètement pour le mieux-être des citoyens.

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