Alors que les médias s’empressent à faire circuler des chiffres alarmistes, le vice‑président du groupe parlementaire, Cheikh Thioro Mbacké, clarifie la réalité financière du drainage pluvial de Touba. Au lieu de présenter le rejet du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 comme un coup dur, il démontre que la mesure n’a aucune incidence sur les versements prévus pour la ville sainte.
Un budget 2026 sans déboursement réel
Le texte de finances initial de 2026 ne contenait aucune dépense affectée au chantier de drainage gravitaire et de gestion des eaux usées de Touba (code 39610620320). La seule mention était une autorisation d’engagement de 97,35 milliards de FCFA, sans aucune ligne de crédit de paiement. En d’autres termes, aucune somme n’était destinée à être déboursée cette année‑là.
Le futur financement déjà prévu pour 2027
Le gouvernement a toutefois inscrit dans le projet de loi de finances 2027 une enveloppe de 21 milliards de FCFA, combinant autorisations d’engagement et crédits de paiement, afin de soutenir le même ouvrage. Cette proposition sera débattue à l’Assemblée nationale dans les semaines à venir, et rien n’empêche d’y ajouter les autorisations d’engagement manquantes pour couvrir l’intégralité du projet.
Pourquoi les habitants de Touba attendent l’action, pas les chiffres
Cheikh Thioro Mbacké souligne que la population toubaise réclame des décisions concrètes : l’allocation de crédits de paiement et le lancement effectif des travaux. Il dénonce l’utilisation du montant de 97,35 milliards comme un bouc‑émissaire pour critiquer le parlement, qualifiant cela de manipulation. Le député promet de suivre de près les discussions du budget 2027 et de défendre les intérêts de Touba et de Mbacké à chaque étape.
En définitive, le rejet du PLFR 2026 ne compromet pas le financement du drainage de Touba, qui repose désormais sur le budget 2027. La vraie question demeure : quand les fonds seront‑ils réellement débloqués pour que les travaux puissent enfin démarrer ?



