Le rejet de la loi de finances rectificative (LFR 2026) a déclenché un débat houleux au sein de l’Assemblée nationale, où le gouvernement et la majorité parlementaire du PASTEF s’affrontent. Pour Amadou Sarr, cette opposition risque d’ébranler la confiance des acteurs économiques, même si l’impact direct sur les dépenses publiques devrait rester limité à l’approche de la clôture de l’exercice budgétaire.
Une impasse budgétaire à l’approche de la clôture de l’exercice
Lors de son intervention sur iRadio, l’ancien député a rappelé que l’Assemblée nationale détient le pouvoir d’approuver ou de refuser les textes qui lui sont présentés. Il a toutefois déploré le manque de concertation préalable entre l’Exécutif et le législatif, soulignant que les deux parties semblent défendre leurs intérêts immédiats au détriment de l’intérêt général, comme le rapporte Pressafrik.
Selon Amadou Sarr, le débat qui a eu lieu à l’Assemblée ne respectait pas le cadre habituel d’une loi de finances rectificative, le véritable échange d’orientation budgétaire ayant déjà eu lieu lors de l’adoption de la loi de finances initiale. Cette situation, selon lui, fragilise le dialogue institutionnel et crée une zone d’incertitude à l’approche de la fin de l’exercice fiscal.
Conséquences sur la notation souveraine et la stabilité des institutions
Le principal enjeu, selon l’avis de l’ancien parlementaire, réside dans les répercussions potentielles sur la notation du pays. Une gouvernance perçue comme instable pourrait inciter les agences de notation à réviser leurs évaluations, ce qui aurait un effet domino sur les coûts d’emprunt et la capacité du Sénégal à attirer des investissements étrangers.
En outre, la tension entre le gouvernement et le PASTEF pourrait miner la stabilité des institutions, un facteur clé pour les partenaires internationaux. Amadou Sarr estime que, même si les perturbations budgétaires immédiates sont limitées, le climat politique actuel risque d’alimenter des doutes quant à la prévisibilité des politiques publiques à moyen terme.
En conclusion, la situation met en lumière la nécessité d’un dialogue plus constructif entre les branches du pouvoir. Sans un effort de concertation, le Sénégal pourrait voir son attractivité économique compromise, tandis que la confiance des marchés resterait en suspens.



