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Amy Mara Dièye menace la continuité des soins contre le cancer

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Alors que les campagnes de dépistage du cancer du sein se multiplient, les Sénégalaises les plus vulnérables peinent à franchir la seconde étape : le financement des examens et des traitements.

Le poids du coût dans le suivi médical

Lors d’une réunion intitulée « Octobre Rose et Novembre Bleu », organisée à l’Auditorium Ousmane Tanor Dieng, la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a raconté l’histoire d’une patiente qui, après avoir détecté une masse mammaire, a dû chercher désespérément de l’argent pour régler les analyses prescrites. Ce témoignage illustre la réalité d’un grand nombre de femmes dont le revenu provient du secteur informel, où chaque jour d’absence du travail entraîne une perte de salaire.

La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) signale environ 2 220 nouveaux cas de cancer du sein et plus de 1 300 décès chaque année. Malgré la participation de plus de 3 400 personnes à la randonnée de lancement de la campagne, la simple sensibilisation ne suffit pas si les patientes ne peuvent pas assumer les frais liés aux examens, aux traitements, aux déplacements ou à la perte de revenus.

Un appel pressant aux bailleurs de fonds et à l’État

Dans son discours, la ministre a questionné l’efficacité d’une campagne qui ne garantit pas la prise en charge financière après le dépistage. Elle a exigé que les initiatives publiques s’étendent du premier rendez‑vous jusqu’à la prise en charge complète, afin qu’aucune femme ne se retrouve face à une ordonnance inabordable.

Le 30 septembre 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué l’engagement de la LISCA et des organisateurs d’Octobre Rose, tout en réaffirmant la nécessité d’appliquer le Plan national de lutte contre le cancer de façon inclusive, incluant un volet de prévention destiné aux communautés et aux partenaires financiers.

La LISCA a, quant à elle, lancé un appel aux partenaires et aux donateurs pour soutenir les femmes touchées, insistant sur le fait que le coût ne se limite pas aux soins médicaux, mais englobe également les frais de transport et la perte de revenus, facteurs décisifs pour les ménages modestes.

En résumé, le défi ne réside plus seulement dans la détection précoce, mais bien dans la capacité du système à assurer une continuité de soins accessible à toutes les Sénégalaises, indépendamment de leurs moyens.

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