Le quartier de Keur Massar a été le théâtre d’une intervention policière majeure, révélant l’existence d’un lieu où se déroulaient des transactions sexuelles contre de l’argent. L’opération, menée par la brigade des mœurs et des mineurs, a mis au jour un appartement meublé, loué à 140 000 FCFA par mois, transformé en centre de prostitution.
Comment les enquêteurs ont-ils découvert le lieu ?
Les autorités se sont introduites dans l’affaire grâce à des annonces publiées sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, ainsi que sur le site neexna.com. Ces publications proposaient des forfaits de 10 000 FCFA pour deux « passes », avec la promesse d’accueillir jusqu’à dix clients chaque jour. En suivant ces pistes, les forces de l’ordre ont pu infiltrer le domicile et recueillir des preuves suffisantes pour procéder à une perquisition.
Qui sont les personnes interpellées ?
Les investigations ont conduit à la mise en détention de trois individus, tous âgés d’une vingtaine d’années : D. Dia, 24 ans, P. Ndiaye, 25 ans, et M. Ba, 24 ans. Ces trois jeunes hommes ont été présentés mardi devant le parquet de Pikine‑Guédiawaye, où ils font face à des accusations de proxénétisme et de prostitution organisée.
Lors de la fouille, les policiers ont saisi cinq téléphones portables, outils essentiels pour la prise de rendez-vous et la gestion du réseau. Cette découverte confirme que les victimes et les clients utilisaient les appareils mobiles pour coordonner les rencontres, rendant difficile le suivi sans l’intervention des forces de l’ordre.
Quelles implications pour la communauté ?
Cette affaire met en lumière la vulnérabilité de certains quartiers face à des activités illicites dissimulées derrière des locations immobilières classiques. Le fait que le modèle économique reposait sur des tarifs modestes, accessibles à un large public, indique un risque de prolifération si les mesures de contrôle ne sont pas renforcées.
Les autorités de Dakar ont souligné l’importance de la coopération entre les services de police et les plateformes numériques pour détecter et interrompre ce type de réseaux. Elles rappellent également aux habitants que toute dénonciation d’activités suspectes peut contribuer à protéger la communauté.
En définitive, la capture de D. Dia, P. Ndiaye et M. Ba représente un premier pas vers la démolition de ce système de prostitution clandestine, mais elle souligne également la nécessité d’une vigilance continue pour prévenir la réapparition de structures similaires dans d’autres zones urbaines.



