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Thierno Alassane Sall expose un chantage au sommet qui menace la reddition des comptes

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Alors que le pays se débat avec la flambée du coût de la vie et les incertitudes agricoles, une voix parlementaire s’élève pour dénoncer ce qu’elle considère comme un jeu de pouvoir où le chantage l’emporte sur la responsabilité publique.

Un appel à la transparence au plus haut niveau

Thierno Alassane Sall, député du parti Pastef, a publié sur les réseaux sociaux une mise en garde sévère : les dirigeants se connaissent trop et utilisent ce savoir comme levier. Selon lui, le silence de figures majeures telles que le président Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef d’opposition Ousmane Sonko et le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô alimente un climat où les accusations restent voilées.

Le parlementaire questionne notamment les propos d’Al Aminou Lô, qui aurait découvert des irrégularités à la Primature sous son prédécesseur, sans préciser la nature des faits. « Pourquoi refuser de saisir la justice ? » interroge Sall, soulignant l’absence de procédure officielle.

Des luttes internes qui détournent l’attention des citoyens

Le député accuse également les deux principales formations, Pastef et Kiiraay, de se livrer à des conflits publics tout en se protégeant mutuellement en coulisses. Cette rivalité, affirme-t-il, détourne l’énergie politique des problèmes concrets qui touchent les ménages, comme l’inflation ou l’émigration clandestine.

Deux ans et trois mois après son accession, le parti au pouvoir devient son propre adversaire. Les débats internes sur les contradictions du mouvement surpassent désormais les discussions sur la dette publique ou les projets agricoles, selon l’analyse de Sall.

Quel avenir pour la gouvernance sénégalaise ?

Face à ce qu’il qualifie de « chantage au sommet de l’État », le député incite les Sénégalais à s’organiser et à exiger des comptes. Il rappelle que la loi de finances rectificative 2026 a déjà été rejetée en commission, et que la session plénière prévue le 27 octobre pourrait devenir le théâtre d’un nouveau tournant.

En somme, la mise en cause du Premier ministre et les défis internes du gouvernement soulèvent une question cruciale : la transparence pourra-t-elle enfin reprendre le dessus sur les jeux d’influence au sein de la classe politique sénégalaise ?

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