Le double drame qui a coûté la vie à Aminata Sy et à Mame Diarra Sow le même jour a déclenché une onde de choc au sein de la société sénégalaise, poussant les observateurs à questionner la capacité de l’État à protéger les femmes.
Un appel pressant du défenseur des droits humains
Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a publiquement réprimandé le gouvernement, soulignant que les promesses du président Bassirou Diomaye Faye dans son message de fin d’année 2025 ne sont restées que des paroles. Selon lui, il est temps que ces engagements se traduisent en mesures tangibles pour endiguer les violences sexistes.
Pourquoi ces meurtres relancent le débat national
Les deux décès, survenus simultanément, ont ravivé les discussions sur la responsabilité collective – tant de l’État que de la communauté – dans la prévention des féminicides. Le fait que les victimes soient jeunes femmes souligne la persistance d’un climat d’insécurité qui touche particulièrement les femmes dans plusieurs régions du pays.
Le porte-parole d’Amnesty rappelle que le Sénégal a déjà inscrit la lutte contre les féminicides parmi ses priorités, mais que les statistiques récentes montrent une stagnation, voire une augmentation, des cas signalés. Il exige donc l’élaboration d’un plan d’action national incluant des formations pour les forces de l’ordre, des campagnes de sensibilisation et un renforcement des dispositifs judiciaires.
Conséquences attendues et perspectives d’avenir
Si le gouvernement ne répond pas rapidement, le climat de défiance pourrait s’accentuer, alimentant les critiques de la société civile et des organisations internationales. En revanche, une réaction efficace pourrait servir de modèle pour d’autres pays de la sous‑région confrontés aux mêmes enjeux.
En définitive, la mort d’Aminata Sy et de Mame Diarra Sow représente plus qu’un drame individuel ; elle expose les failles d’un système qui doit se réinventer pour garantir la sécurité des femmes.



