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Grand Yoff étouffé par un voile de poussière qui menace le marché du poisson

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Un souffle de sable soudain a transformé les rues de Grand Yoff en un véritable labyrinthe opaque, obligeant les riverains à repenser leurs gestes quotidiens.

Un nuage inattendu sur Grand Yoff

Le samedi 24 octobre 2026, un voile jaunâtre a subitement envahi le quartier, rendant les allées et venues plus ardues. Les déplacements, déjà complexes dans les HLM, se sont vus alourdis par une visibilité réduite, mais les activités matinales ont poursuivi leur cours.

Le marché du poisson sous le joug de la poussière

Malgré le ciel chargé, les commerçantes n’ont pas relâché leurs étals. Fatou Saër Fall a continué à nettoyer son matériel et à servir les clientes, tout en soulignant que la poussière coïncidait avec l’arrêt des sorties en mer, rendant le poisson plus rare. Fama Guèye a exprimé son inquiétude quant aux effets de cet air chargé sur la santé, tandis que Aïssatou Touré a décrit des difficultés à respirer, même en vendant condiments et poisson fumé.

« Cette poussière est arrivée d’un coup », a déclaré Paul Gomis, installé devant son domicile. Il a ajouté que la situation exigeait le port de masques, recommandation reprise par les autorités.

Réactions et adaptations des habitants

L’ANACIM, qui suit les phénomènes atmosphériques, a indiqué que le ciel resterait globalement dégagé à Dakar jusqu’au lundi 26 octobre, mais que le voile persisterait, incitant les personnes sensibles à la prudence. Les résidents, comme celle qui balaie le sable devant sa porte, constatent que chaque passage du balai soulève de nouvelles particules, rendant le nettoyage quasi impossible.

Face à ce défi, les riverains adoptent des mesures simples : port de masques, réduction des déplacements non essentiels et adaptation des horaires de travail. Toutefois, la rareté du poisson et la crainte d’une détérioration de la qualité de l’air laissent entrevoir des conséquences économiques et sanitaires à moyen terme.

Alors que la poussière continue de planer, les habitants de Grand Yoff restent résilients, mais le phénomène rappelle la vulnérabilité des quartiers urbains face aux aléas climatiques récurrents.

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