Alors que le texte budgétaire rectificatif pour 2026 s’apprête à être débattu en séance plénière, les députés affichent une posture inattendue : ils proposent un échange avec le pouvoir exécutif afin d’aplanir les divergences avant le vote décisif.
Une tentative de conciliation avant la séance
Dans une note diffusée le 26 octobre, le président de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire a officiellement sollicité le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget. L’objectif : obtenir des éclaircissements supplémentaires sur les dispositions du projet de loi. Cette démarche vise à nourrir un éventuel compromis, même si le calendrier parlementaire laisse peu de marge de manœuvre.
Les limites procédurales rappelées par l’Assemblée
L’institution souligne que les travaux de la commission sont désormais terminés et que la séance plénière est programmée pour le lendemain. En conséquence, aucune nouvelle procédure formelle ne peut être engagée avant le vote. De plus, le président de l’Assemblée nationale précise qu’il n’intervient pas dans les travaux des commissions et ne prend pas part aux débats en séance plénière, préservant ainsi les prérogatives de chaque instance.
Le message de disponibilité affiché aux Sénégalais
Malgré ces contraintes, l’Assemblée nationale réaffirme son entière disponibilité au dialogue. Elle indique vouloir rechercher « les conditions d’un compromis fondé sur des réponses précises aux préoccupations soulevées lors des travaux de la Commission », tout en respectant les compétences de chaque organe et l’intérêt supérieur du peuple sénégalais. Cette volonté de négociation, annoncée pour l’après‑midi du même jour, traduit une volonté d’éviter un rejet complet du texte et de préserver la stabilité budgétaire.
En définitive, la démarche parlementaire pourrait influer sur la trajectoire du PLFR 2026, en incitant le gouvernement à ajuster certains points avant le vote final. Si les discussions aboutissent, elles offriront aux Sénégalais une visibilité accrue sur les décisions financières qui les concernent directement.



