Loin des débats habituels, Aminata Touré a réaffirmé, lors d’une conférence de presse le 26 octobre 2026, que les ressources réservées au chef de l’État constituent un levier essentiel pour soutenir discrètement les Sénégalais en difficulté.
Le discours de l’ancienne Première ministre
Selon elle, ces moyens permettent d’intervenir sans médiatisation, un principe qu’elle a qualifié de « soutoureu », valeur traditionnelle mêlant discrétion et entraide. Elle a insisté sur le fait que priver le président de cet outil reviendrait à retirer un filet de solidarité à la population et à certaines personnalités.
« Il y a cinq mois et quatre jours », a rappelé la ministre, « le Sénégal aurait tous les défauts et tout le monde est mauvais », soulignant que, depuis les remerciements du chef d’État, le pays traverse une période critique.
Les accusations contre Ousmane Sonko
Aminata Touré a également pointé du doigt Ousmane Sonko, l’accusant d’appeler à la transparence alors même qu’elle aurait, à plusieurs reprises, sollicité les fonds spéciaux du président Bassirou Diomaye Faye. Elle a affirmé que Sonko aurait détourné le fonds « DIAM » pour alimenter la « caisse », dépensant ainsi des sommes qui, selon elle, n’étaient ni rattachées à la structure ni à son objectif initial.
La critique s’est étendue aux députés du Pastef, que l’ancienne ministre a jugés peu enclins à soutenir le dispositif, qualifiant leurs positions de contradictoires avec les besoins réels des citoyens.
En conclusion, Aminata Touré a mis en garde contre une remise en cause systématique de ces ressources, estimant que cela affaiblirait la capacité du gouvernement à répondre aux urgences sociales, tout en rappelant que la transparence ne doit pas servir de prétexte à des accusations infondées.



