Une possible pénurie de pain plane sur le Sénégal dès les premiers jours de novembre, alors que les artisans du secteur annoncent une mobilisation nationale pouvant conduire à l’arrêt complet de la fabrication du produit de base.
Pression sur les autorités publiques
Quatre organisations professionnelles ont présenté un mémorandum adressé au Premier ministre et au ministre du Commerce. Elles exigent trois leviers pour rendre leur activité viable : un prix du pain uniformisé à 200 FCFA sur tout le territoire, une réduction des taxes qui pèsent sur leurs coûts, et une remise à plat de la chaîne d’approvisionnement afin d’assurer une meilleure hygiène du secteur.
En cas de maintien du dispositif actuel, les boulangers réclament une remise d’au moins 3 000 FCFA sur le sac de farine, argumentant que la hausse de leurs charges rend l’entreprise financièrement intenable.
Les organisations insistent également sur l’application stricte du décret n° 2277, notamment ses dispositions relatives à la distribution et à la « vérité du pain », qu’elles jugent essentielles pour garantir la transparence du produit.
Conséquences pour les Sénégalais
Les syndicats avertissent que, sans mesures concrètes, la production pourrait être totalement arrêtée pendant la première semaine du mois, plongeant le pays dans une crise alimentaire majeure. Le pain, aliment incontournable dans les foyers sénégalais, subirait une réduction de poids proportionnelle selon les régions, accentuant les inégalités d’accès.
Pour préparer un éventuel mouvement, les quatre organisations ont lancé une tournée nationale afin de mobiliser leurs adhérents. Cette dynamique vise à faire pression sur le gouvernement pour qu’il convoque sans délai un conseil interministériel dédié à la filière.
Le risque d’une suspension totale de la production touche non seulement les consommateurs, mais aussi les milliers d’employés du secteur, qui pourraient se retrouver sans revenu pendant plusieurs jours.
En résumé, la situation expose la fragilité d’un maillon essentiel de l’économie sénégalaise et met en lumière la nécessité d’une réponse rapide et adaptée des pouvoirs publics.
Si les autorités ne parviennent pas à concilier les exigences des boulangers avec les contraintes budgétaires, le pays pourrait assister à une pénurie de pain qui aurait des répercussions sociales et économiques durables.



