Un député du Sénégal a pris le micro numérique pour annoncer qu’il refusait d’appuyer les textes budgétaires qui, à ses yeux, favorisent les fauteurs de la crise de la dette publique. Ce revirement inattendu vient bouleverser les débats parlementaires.
Un discours qui vise le pouvoir exécutif et le prêteur international
Dans un message posté sur son compte Facebook, le parlementaire a rappelé que le chef de l’État, Diomaye, et le Fonds monétaire international affirment que le pays porte une dette colossale, dont une partie aurait été dissimulée. Il a souligné que, malgré ces affirmations, le poids du remboursement serait imposé aux Sénégalais.
Il a interrogé ouvertement les responsables de cette situation, évoquant à la fois la présidence et le FMI, tout en pointant du doigt la « complicité et incompétence » du prêteur.
Les lois de finances sous le feu des critiques
Selon le député, la loi de finances rectificative (LFR) et la loi de finances initiale (LFI) forment un véritable plan d’ajustement structurel. Il estime que ces textes légifèrent en faveur d’une impunité qui protège les acteurs sénégalais et étrangers impliqués dans l’endettement.
Il a clairement déclaré qu’il ne pouvait pas soutenir des projets législatifs qui, selon lui, « protègent les responsables de cette dette » et qui, de fait, « étrangler les populations sénégalaises ».
Conséquences pour les citoyens et le débat parlementaire
Cette prise de position risque de créer des divisions au sein du Parlement, où la majorité devra désormais justifier le maintien ou la révision de ces lois. Pour les habitants, le message renforce la crainte d’un fardeau économique croissant, alors que la dette continue de peser sur les finances publiques.
Le député a conclu en affirmant son opposition ferme à toute adoption de textes qui, à son sens, mettraient en danger le bien‑être des Sénégalais en les obligeant à régler une dette dont ils ne sont pas responsables.
Le débat s’annonce tendu, et les prochains votes détermineront si les critiques de Guy Marius Sagna entraîneront une réorientation de la politique budgétaire.



