Le football sénégalais retient son souffle : la décision qui sera rendue par le tribunal suisse pourrait bien transformer une défaite administrative en une victoire officielle, bouleversant ainsi les espoirs de toute une nation.
Trois issues possibles selon les arbitres
Suite à l’audience tenue à huis clos, trois juges sont chargés d’analyser le dossier. La première option serait d’annuler la sanction de la CAF, arguant que les règles appliquées ont été mal interprétées. Dans ce cas, le trophée pourrait être attribué au Sénégal, même si le tribunal ne se prononce pas directement sur le prix.
La seconde alternative consiste à confirmer le forfait, en estimant que le retrait momentané des joueurs constituait une infraction à l’article 82 du règlement de la CAN. La sanction de 3‑0 en faveur du Maroc resterait alors en vigueur.
Enfin, le tribunal pourrait choisir de réviser partiellement la décision, en laissant la question du trophée à d’autres instances, tout en modifiant le statut du forfait.
Le geste du sélectionneur au cœur du débat
En fin de rencontre, après l’intervention de la VAR qui a accordé un penalty au Maroc, le sélectionneur Pape Thiaw a brièvement demandé à ses joueurs de quitter le terrain. Les joueurs sont revenus, la partie a repris, le penalty a été manqué par Brahim Diaz, puis Pape Gueye a inscrit le but décisif en prolongation, scellant un 1‑0 pour le Sénégal.
La CAF, dans sa décision du 17 mars 2026, a considéré cet épisode comme un abandon et a attribué la victoire administrative au Maroc sur le score de 3‑0. Abdoulaye Makhtar Diop, ancien ministre du sport, a toutefois souligné que la fédération sénégalaise ne pouvait être tenue responsable, aucun de ses dirigeants n’étant intervenu directement.
Conséquences pour le football sénégalais
Un renversement de la décision aurait un impact majeur sur la crédibilité de la CAF et sur la perception du droit du sport en Afrique. Les supporters, déjà déçus, retrouveraient un motif de fierté, tandis que les instances locales pourraient revoir leurs protocoles de gestion de crise.
Dans le cas contraire, le maintien du score de 3‑0 renforcerait la position du Maroc et alimenterait les appels à une réforme des sanctions disciplinaires au sein du continent.
Le verdict du Tribunal, attendu dans les semaines à venir, déterminera non seulement le palmarès de la compétition, mais aussi l’avenir des relations entre les fédérations africaines et les instances arbitrales internationales.



