Accueil POLITIQUE Toussaint Manga accuse la LONASE d’un limogeage éclair après sa visite

Toussaint Manga accuse la LONASE d’un limogeage éclair après sa visite

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Le scandale qui secoue la LONASE, société publique sénégalaise, a éclaté après qu’un ancien député a dénoncé le renvoi d’un cadre suite à son passage dans les locaux. Au cœur du différend, c’est la façon dont les autorités ont réagi à une simple formalité administrative.

Une visite de moins de dix minutes qui aurait déclenché un bouleversement

Selon les déclarations de Toussaint Manga, il s’est rendu au siège de la LONASE pour accomplir une démarche administrative. Il affirme que le directeur financier l’avait prévenu la veille que son chèque de prime de rendement pour l’année 2025 était prêt, déjà signé par le directeur général. Le jour suivant, il se serait présenté, a d’abord croisé le coordinateur de la direction générale, M. Senghor, puis a signé les pièces requises dans le bureau du directeur financier. Après ces formalités, il aurait attendu dans son véhicule, son passage ne durant pas plus de dix minutes.

Les accusations de Manga contre la direction

Dans son récit, l’ancien député soutient que, dès son départ, des mesures punitives ont été prises contre plusieurs employés. Il indique que M. Senghor a été relevé de ses fonctions et que les agents de sécurité qui l’avaient accueilli ainsi que les collègues qui l’avaient salué ont fait l’objet de menaces. Des consignes, selon lui, auraient été données pour analyser les enregistrements de vidéosurveillance, identifier les salariés intervenus et leur demander des explications écrites. Manga met en cause le directeur général, Abdourahmane Baldé, qu’il accuse de gérer la LONASE comme s’il s’agissait d’un espace privé où l’accès pourrait être restreint à volonté.

Contexte politique et conséquences attendues

Abdourahmane Baldé, nommé au Conseil des ministres le premier juillet 2026, a repris la direction de la LONASE après l’avoir dirigée de septembre 2023 à mai 2024. À son retour, il aurait suspendu à titre conservatoire les promotions et avantages accordés au personnel au cours des six mois précédents. Par ailleurs, le 29 juillet 2026, dans un dossier distinct portant sur des licenciements et des allégations de contrats rétroactifs, Manga a affirmé qu’« il n’y a jamais eu de contrats anti‑datés ». Cette prise de position souligne les tensions entre la gestion de l’entreprise publique et les revendications de transparence et de protection des salariés.

Le cas de la LONASE soulève des questions majeures sur la gouvernance des sociétés d’État, la protection des fonctionnaires et les limites du pouvoir exécutif dans la prise de décisions administratives. Les observateurs attendent désormais de voir si les accusations de Manga entraîneront des enquêtes officielles ou des réformes au sein de l’institution.

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