Le jeudi 8 octobre 2026, le tribunal correctionnel de Dakar ouvrira une nouvelle séance au cœur d’une enquête qui secoue le paysage politique et économique sénégalais. L’affaire, qui porte sur la fabrication et la diffusion de faux billets d’une valeur estimée à 32 milliards de FCFA, place sous les projecteurs un ancien parlementaire et cinq autres personnes accusées.
Un procès qui met en lumière une fraude d’envergure
Les Échos ont indiqué que Seydina Fall, connu sous le surnom de Bougazelli, ainsi que cinq co‑accusés, sont attendus devant la juridiction. Parmi eux figurent Oumar Samba, Malé Diagne, Khalifa Ababacar Dia, Ousmane Dione, surnommé Ngouss, et le ressortissant burkinabé Moussa Ouédraogo. Les chefs d’inculpation comprennent l’association de malfaiteurs, la contrefaçon de billets légaux et le blanchiment de capitaux.
L’enquête, initiée en novembre 2019 après l’intervention de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, a déjà conduit à deux audiences précédentes. Dakaractu rapporte que, lors de ces séances, Bougazelli a comparu seul, les autres prévenus étant absents.
Conséquences potentielles pour le système financier
Cette troisième programmation du dossier depuis son ouverture montre la complexité du montage et la difficulté à rassembler tous les protagonistes. Si la cour confirme les accusations, les sanctions pourraient s’étendre au-delà des peines de prison, affectant la confiance du public dans la monnaie nationale et déclenchant des mesures de contrôle plus strictes de la part des autorités monétaires.
Les analystes financiers soulignent que le simple fait de mettre en cause un ancien député renforce le sentiment que la corruption peut toucher les hautes sphères du pouvoir. La décision du tribunal sera donc scrutée de près, tant par les institutions que par les citoyens soucieux de la stabilité économique.
En définitive, le verdict attendu le 8 octobre pourrait devenir un jalon décisif pour la lutte contre la fraude monétaire au Sénégal, en rappelant que même les personnalités influentes ne sont pas à l’abri d’une justice impartiale.



