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Moussa Sarr impose le droit à la réinsertion des jeunes

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Alors que le Sénégal lutte contre la précarité des jeunes sortant des centres de protection, le garde des Sceaux, Moussa Sarr, annonce une stratégie audacieuse : faire de la réinsertion un droit réel et non une simple faveur.

Un cadre qui dépasse la simple prise en charge

Le ministre a rappelé que l’accompagnement doit s’étendre au-delà de la formation initiale. Selon lui, la période qui suit la sortie d’un centre représente le maillon le plus fragile du processus. Sans stage, emploi ou financement, les compétences acquises risquent de rester lettres mortes.

Pour combler cet écart, le fonds de réinsertion, créé en 2024, se veut un levier concret. Il pourra financer des projets, orienter les jeunes vers des entreprises et faciliter l’accès à un accompagnement personnalisé.

Chiffres clés et secteurs ciblés

L’année 2025 a vu plus de 412 jeunes réussir leurs examens professionnels, couvrant des métiers tels que la menuiserie, la coiffure, l’électricité, la restauration ainsi que le froid et la climatisation.

Chaque année, près de 17 000 mineurs sont placés sous la responsabilité de la Direction générale de la Protection judiciaire et sociale. Pour ces bénéficiaires, la formation constitue une première étape indispensable, mais le véritable défi reste la transition vers l’emploi.

Appel à un effort collectif

Moussa Sarr a lancé un appel aux entreprises, aux institutions publiques, aux partenaires techniques et à la société civile. Les acteurs privés sont invités à proposer des stages, des apprentissages et des postes, tandis que les organisations publiques et les associations doivent renforcer l’accompagnement social et économique.

Le ministre a souligné que la réinsertion doit être perçue comme un droit et non comme un privilège, afin d’éviter que les jeunes ne retombent dans la précarité ou la récidive.

Cette initiative s’inscrit dans le programme plus large du président Bassirou Diomaye Faye, qui a présenté en Conseil des ministres un ensemble de mesures visant à renforcer la protection des jeunes, l’égalité de genre et l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Si le dispositif réussit, il pourrait remodeler le paysage social sénégalais en offrant à des milliers de jeunes une vraie chance de s’insérer durablement dans le marché du travail.

À moyen terme, la réussite de ce projet dépendra de la mobilisation de tous les acteurs et de la capacité du fonds à répondre rapidement aux besoins concrets des jeunes sortis des centres.

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