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Dakar 2026 : Djibril Seck exige un héritage durable au-delà des médailles sportives

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Les projecteurs se braquent déjà sur Dakar, future hôte des Jeux olympiques de la jeunesse en 2026. Pourtant, au-delà de l’éclat des épreuves sportives, une voix s’élève pour réclamer une vision plus profonde et pérenne. Le professeur Djibril Seck, expert reconnu en biomécanique et physiologie de la performance, a récemment lancé un appel pressant : il est impératif que les JOJ Dakar 2026 génèrent un héritage qui transcende la compétition, ancré dans les sphères scientifique, éducative, culturelle et sociale.

Une vision pour la science et la jeunesse sénégalaise

Lors d’une conférence publique tenue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD 2), le professeur Seck a clairement exposé ses attentes. Pour lui, l’impact scientifique des jeux ne doit pas être laissé au hasard. Il a milité pour une meilleure harmonisation des études existantes sur la jeunesse et le sport, appelant à l’élaboration d’une feuille de route précise, d’un tableau de bord de suivi et d’indicateurs de progrès concrets. Cette rencontre, organisée conjointement par l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et du sport (INSEPS) et l’UFR en Sciences de l’éducation, de la formation et du sport de Saint-Louis, a réuni un parterre de chercheurs, d’enseignants et d’acteurs de la société civile, venant de divers pays africains (Maroc, Togo, Gabon, Bénin, Côte d’Ivoire), ainsi que de France, soulignant l’ampleur régionale de la réflexion.

L’ancrage culturel, une priorité pour les nouvelles générations

L’argumentaire de Djibril Seck ne se limite pas à la dimension scientifique. Il a également mis en lumière le caractère intrinsèquement pluridisciplinaire des sciences de l’activité physique et du sport, qui intègrent des domaines variés comme la psychologie ou les sciences sociales. Dans cette optique, il a exhorté les acteurs à promouvoir les travaux de recherche et à consolider les liens entre le monde universitaire, les établissements de formation et les partenaires sportifs. L’objectif est clair : faire en sorte que les connaissances produites éclairent efficacement les politiques publiques destinées aux jeunes. Le professeur a, en outre, insisté sur la responsabilité des nouvelles générations à sauvegarder et à léguer le patrimoine identitaire, incluant les langues, les coutumes et les diverses manifestations culturelles locales. Il s’agit là de garantir que l’événement ne soit pas seulement une vitrine sportive, mais un moteur pour la transmission et la valorisation de l’âme sénégalaise et africaine.

Le défi pour les JOJ Dakar 2026 est désormais posé : au-delà de l’organisation réussie d’une compétition mondiale, la nation hôte doit s’assurer que cet investissement se traduise par des bénéfices tangibles et durables pour sa jeunesse et sa culture. Le plaidoyer du professeur Seck constitue une feuille de route essentielle pour transformer cette opportunité sportive en un véritable catalyseur de développement intellectuel et social pour le Sénégal et, par extension, pour le continent.

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