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Bassirou Diomaye Faye secoue la Cour de justice CEDEAO lors de sa visite historique

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Une étape inédite a marqué le déplacement du chef de l’État sénégalais à Abuja : il a été le premier dirigeant en fonction à pénétrer les locaux de la Cour suprême de la CEDEAO, un geste qui dépasse la simple cérémonie protocolaires.

Un geste inédit au cœur d’Abuja

Après un périple qui l’a mené de New York à l’Égypte, Bassirou Diomaye Faye a conclu son agenda africain en rencontrant les juges de la juridiction régionale. Accompagné du ministre des Affaires étrangères, Cheikh Niang, il a assisté à la prestation de serment de nouveaux magistrats et a parcouru les différents services de la Cour. L’institution, selon le président du tribunal, Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, a salué cette présence comme la toute première d’un président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Durant son allocution, le président sénégalais a rappelé l’importance de garantir la primauté du droit, de protéger les libertés fondamentales et de consolider la paix dans la sous‑région. Il a exprimé son engagement ferme à soutenir la Cour dans l’accomplissement de ses missions, en soulignant le rôle crucial de la justice pour la stabilité politique.

Implications pour le Sénégal et la région

Cette visite s’inscrit dans une stratégie plus large visant à positionner le Sénégal comme un hub d’investissement. Avant d’arriver au Nigéria, le chef d’État avait présenté les atouts économiques du pays lors d’une réunion à El‑Alamein, où il a dialogué avec des investisseurs et des responsables de l’Union africaine. En mettant en avant le cadre juridique offert par la CEDEAO, il a cherché à rassurer les partenaires étrangers quant à la sécurité juridique de leurs projets.

Pour les États membres, la présence du président du Sénégal à la Cour peut encourager une coopération accrue entre les instances politiques et judiciaires, renforçant ainsi la capacité du bloc à répondre aux défis sécuritaires et économiques. Le geste pourrait également inspirer d’autres chefs d’État à accorder davantage d’attention aux institutions juridiques régionales.

En définitive, ce passage historique ouvre la porte à un dialogue plus étroit entre les pouvoirs exécutifs et la justice supranationale, un facteur qui pourrait, à moyen terme, favoriser une plus grande attractivité du marché ouest‑africain.

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