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Serigne Guèye Diop menace la clôture de l’enquête Softcare, mais laisse la porte ouverte

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Alors que le débat parlementaire s’intensifie, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a appelé les législateurs à peser les conséquences d’un éventuel arrêt de l’enquête sur la société Softcare. Selon lui, prolonger l’investigation pourrait nuire à la réputation de la marque, déjà fragilisée par les récents questionnements.

Un premier verdict sanitaire rassurant

Le 5 mars 2026, le responsable de la Santé publique, le Dr Ibrahima Sy, a publié les résultats d’une enquête gouvernementale. Les autorités sanitaires ont conclu que les couches et serviettes hygiéniques de Softcare respectaient les normes en vigueur, sans danger pour les consommateurs. Cette appréciation ne résout toutefois pas les doutes liés aux procédures internes de l’entreprise.

Des manquements procéduraux reconnus

Lors de son audition le 2 octobre 2026, le ministre a admis que Softcare présentait des lacunes au niveau de ses pratiques. Il a indiqué que la société bénéficiait d’un délai pour se conformer aux exigences réglementaires, tout en rejetant l’idée que des matières périmées aient été employées dans la fabrication des produits incriminés. Selon lui, les échantillons saisis n’étaient pas directement liés à la production des articles concernés.

Le ministre a souligné la volonté de permettre à Softcare de rectifier les dysfonctionnements, à condition que les contrôles et les sanctions prévues soient appliqués. Il a rappelé que le laboratoire national d’analyse et de contrôle se charge des produits alimentaires, qui doivent disposer d’un certificat d’analyse avant d’entrer sur le territoire. Ce laboratoire ne possède toutefois pas l’équipement nécessaire pour tester les biens non alimentaires, comme ceux de Softcare, une faiblesse que les députés ont demandé à renforcer.

Enjeux économiques et perspectives d’avenir

Des inspections menées conjointement par le ministère du Commerce et celui de la Santé ont mis en lumière des insuffisances dans le système de gestion, la qualité et la traçabilité des produits. Une commission interministérielle, regroupant les secteurs du Commerce, de la Santé et de l’Environnement, a été mise en place pour suivre le dossier.

Parallèlement, le ministre a rappelé l’ambition du gouvernement de créer des zones industrielles dans les 45 départements du pays, afin de stimuler l’emploi et de soutenir l’investissement. Dans ce contexte, il a affirmé que le Sénégal n’envisageait pas de fermer des entreprises qui respecteraient les contrôles et les sanctions imposées.

La décision qui sera prise par les députés déterminera si l’enquête parlementaire continuera ou sera arrêtée, tout en impactant la confiance des consommateurs et la dynamique industrielle du pays.

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