La République Démocratique du Congo est en proie à une dévastation environnementale préoccupante dans sa partie orientale. Au cœur du Parc National de Kahuzi-Biega, site classé au patrimoine mondial, une superficie boisée d’environ cent hectares a été anéantie. Cette destruction alarmante est prévue pour le premier trimestre de l’année 2026 et s’inscrit dans un contexte d’instabilité persistante qui paralyse la région.
Une zone protégée livrée à elle-même
Le drame écologique qui se profile à Kahuzi-Biega est la conséquence directe d’une absence de surveillance s’étendant sur deux années complètes. Cette lacune est imputable à la situation sécuritaire très volatile qui caractérise l’est du territoire congolais. Les équipes de protection et de gestion du parc n’ont pas pu exercer leurs missions, laissant la voie libre aux activités illicites. Cet abandon a des répercussions désastreuses pour ce sanctuaire de biodiversité, notamment connu pour ses gorilles des plaines de l’Est.
Impact irréversible sur la biodiversité et l’écosystème
La perte de cent hectares de forêt représente bien plus qu’une simple diminution de la couverture végétale. Il s’agit d’une cicatrisation profonde dans un écosystème déjà fragile. Chaque hectare déboisé signifie la destruction d’habitats vitaux pour des espèces animales et végétales, dont certaines sont endémiques et gravement menacées. En 2026, cette déforestation prévue altérera de manière irréversible l’équilibre écologique du parc, compromettant les efforts de conservation menés pendant des décennies. Les communautés locales, dépendantes des ressources forestières, subiront également les contrecoups de cette dégradation.
L’urgence d’une mobilisation pour sauver Kahuzi-Biega
La perspective de cette destruction en 2026 met en lumière la nécessité pressante de restaurer l’autorité de l’État et la sécurité dans cette région tourmentée. La protection des parcs nationaux comme Kahuzi-Biega n’est pas seulement une question environnementale, c’est aussi un enjeu de stabilité régionale et de respect des engagements internationaux. Une action coordonnée est impérative pour garantir le retour de la surveillance et préserver ce patrimoine naturel inestimable avant qu’il ne soit trop tard. Faute de réaction rapide, l’héritage écologique de la RDC continuera de se désagréger sous le poids de l’instabilité.



