Accueil POLITIQUE Moussa Sarr lance un comité qui bouleverse la stratégie des droits humains

Moussa Sarr lance un comité qui bouleverse la stratégie des droits humains

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Alors que le Sénégal se veut acteur majeur de la protection des droits fondamentaux en Afrique de l’Ouest, le 1er octobre 2026 marque le point de départ d’une initiative officielle portée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr. En signant un arrêté, il a mis en place un comité technique dédié à la rédaction d’une Stratégie nationale des Droits de l’Homme et du Droit international humanitaire.

Un cadre institutionnel renforcé

Placée sous l’autorité de la Chancellerie et rattachée à la Direction des Droits humains, la nouvelle instance réunit des représentants de plusieurs ministères, des députés, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des experts provenant de la magistrature, du secteur sanitaire, de l’éducation et du travail. Le Comité international de la Croix‑Rouge (CICR) figure également parmi les partenaires intégrés.

Le groupe doit se réunir au moins deux fois par mois et disposer d’un délai de six mois, à compter de la signature de l’arrêté, pour remettre son projet final au Garde des Sceaux. Une fois le rapport finalisé, les axes prioritaires seront présentés au Conseil consultatif national des Droits de l’Homme avant d’obtenir l’approbation du Gouvernement.

Des enjeux cruciaux pour la société sénégalaise

Les discussions préalables entre la justice sénégalaise et le Haut‑Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest ont mis en lumière plusieurs thématiques majeures : protection de l’enfance, les droits des migrants, le renforcement des services spécialisés, la responsabilité des entreprises en matière de droits humains, la désignation des commissaires de la Commission nationale des droits de l’homme et le projet de Code de l’enfant. Tous ces dossiers devront être intégrés dans le diagnostic initial de la stratégie.

En évaluant les cadres législatif, institutionnel, stratégique et administratif, le comité vise à identifier les lacunes et à proposer des mesures concrètes pour améliorer la prise en charge des populations vulnérables, garantir le respect des normes internationales et renforcer la capacité des institutions sénégalaises à répondre aux défis contemporains.

Cette démarche, annoncée comme un pas décisif vers une meilleure gouvernance des droits humains, pourrait également servir de modèle pour les pays voisins, tout en consolidant la réputation du Sénégal sur la scène internationale.

Au final, la réussite de ce processus dépendra de la capacité du groupe à transformer les recommandations en actions effectives, à mobiliser les acteurs concernés et à assurer une mise en œuvre rigoureuse au niveau national.

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