Le clash entre le ministre de l’Agriculture et le directeur général de la SAED a fait la une, mais les cultivateurs de la vallée du fleuve Sénégal rappellent que le véritable défi réside dans les conditions climatiques et économiques qui menacent leurs récoltes.
Priorités des agriculteurs face à la sécheresse
Mamadou Kane, à la tête du Collège des producteurs, qualifie l’incident de « affaire regrettable », tout en soulignant que les champs ont entamé la saison sous un déficit de pluies. Selon lui, l’irrigation reste la bouée de sauvetage pour garantir des rendements suffisants, d’où l’urgence de focaliser les actions publiques sur cette alternative.
Coûts énergétiques : un fardeau qui freine les cultures
Les exploitants dénoncent des factures d’électricité qui grèvent leurs budgets, aggravant la pression financière déjà lourde due à la météo capricieuse. Ils réclament des mesures concrètes pour alléger ces charges, estimant que le poids des dépenses énergétiques compromet la viabilité de leurs projets agricoles.
Vers une coopération renforcée entre le ministère et la SAED
Kane insiste sur le besoin d’une synergie entre le ministère et la SAED, arguant que l’expérience du ministre et sa connaissance du terrain pourraient devenir un atout majeur. La visite du ministre dans la région est attendue comme une occasion de débattre des solutions d’irrigation, de réduire les coûts d’énergie et d’apporter un soutien opérationnel aux producteurs.
En définitive, les agriculteurs souhaitent que le débat public se recentre sur les enjeux structurels qui pèsent sur l’agriculture irriguée, afin d’assurer la pérennité des campagnes à venir malgré une saison des pluies défavorable.



