Le scandale du cambriolage qui a frappé le domicile d’Eva Tra le 24 juillet 2026 a pris une tournure judiciaire majeure. L’émissionneuse, outrée, a déposé une demande de compensation de 100 millions de FCFA, invoquant la perte de bijoux d’une valeur estimée entre 12 et 14 millions.
Un stratagème qui implique un faux agent de la Sonatel
Selon les déclarations du fils de l’animatrice, un individu s’est présenté comme un représentant de la Sonatel, prétendant qu’une facture urgente devait être réglée pour éviter la coupure du service téléphonique. Sous cet alibi, il aurait convaincu le jeune homme d’ouvrir une armoire et de confier un sac contenant les bijoux à un chauffeur de taxi.
Eva Tra n’était pas présente lors de cet incident. Après le dépôt de plainte par Awa Traoré, la police a arrêté le suspect à Taïba Niassène et l’a transféré à Dakar pour être entendu.
Les deux accusés et les revendications légales
Le tribunal a entendu Mouhamed Coulibaly, commerçant de 40 ans, et Baye Guèye, peintre de 41 ans, tous deux originaires de Taïba Niassène. Coulibaly est poursuivi pour escroquerie, tandis que Guèye fait face à des accusations de recel. Leurs avocats contestent les faits, arguant notamment que le téléphone attribué à Coulibaly était hors service depuis avril 2025 et qu’aucune autorisation officielle de la Sonatel n’a été fournie.
Me Aboubacry Barro, représentant la plaignante, a qualifié les prévenus d’« escrocs intelligents » et a sollicité la mise en cause de la Sonatel, qu’il estime partiellement responsable. De son côté, Me Fatoumata Sall a suggéré l’existence d’une bande opérant entre le Sénégal et la Gambie.
Enjeux financiers et perspectives judiciaires
La Sonatel, partie civile, réclame 1 million de FCFA pour usurpation de fonction. Le procureur a demandé une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme pour chaque accusé. Baye Guèye a reconnu avoir perçu une commission de 400 000 FCFA, mais a ensuite affirmé que son aveu avait été extorqué sous la contrainte. Sans représentation légale, il a imploré la clémence du juge.
La décision finale est prévue pour le 9 octobre 2026, un verdict qui pourrait influencer la perception du public sur la sécurité domestique et la responsabilité des opérateurs télécoms dans de telles escroqueries.
Ce dossier met en lumière les risques liés aux usurpations d’identité et soulève la question de la protection juridique offerte aux victimes, surtout lorsqu’elles sont des figures publiques.



