Dans un contexte où les campus universitaires deviennent souvent le théâtre de revendications diverses, le responsable du CROUS de Saint‑Louis a choisi d’inscrire le silence comme règle de conduite. En diffusant une note officielle le 2 octobre, il a rappelé que les lieux de travail doivent refléter les valeurs républicaines et laïques de la nation.
Un rappel strict à la laïcité
Le chef d’établissement a souligné que les missions de service public exigent le respect scrupuleux de trois piliers : la neutralité, l’impartialité et l’égalité. Il a ainsi rappelé que « L’exercice des missions de service public doit s’inscrire dans le strict respect des principes de neutralité, d’impartialité et d’égalité qui s’attachent au fonctionnement de l’administration ». Cette mise en garde s’accompagne d’une interdiction claire de toute manifestation publique ou d’expression ostentatoire d’appartenances politiques, religieuses, ethniques, communautaires ou régionales au sein des locaux du CROUS.
Conséquences pour les agents et les étudiants
Le texte insiste sur le fait qu’aucune démonstration ostentatoire ou manifestation publique de nos appartenances politiques, religieuses, ethniques, communautaires ou régionales ne saurait avoir sa place dans les espaces professionnels et de travail du CROUS. En pratique, cela implique que les salariés du CROUS, ainsi que les étudiants qui utilisent les services du campus, devront s’abstenir de toute prise de parole ou affichage qui pourrait être perçu comme partisan ou confessionnel.
Le directeur a conclu en appelant à la responsabilité collective : « Je compte sur la responsabilité, la compréhension et la pleine collaboration de chacun pour préserver, au sein de notre Institution, un environnement professionnel empreint de neutralité, de respect et de cohésion ». Cette injonction vise à garantir un climat serein, propice à la réussite académique et à la cohésion sociale.
En définitive, cette décision rappelle que les espaces universitaires, tout en étant lieux d’échange d’idées, doivent rester des terrains neutres où la laïcité et le respect mutuel priment sur les clivages.



