Alors que l’été touche à sa fin, la tension monte sur le campus de l’Université Gaston Berger à Saint‑Louis. La CESL, porte‑voix des étudiants, a publié un communiqué le 30 septembre 2026, dénonçant la décision du CROUS de laisser le campus social fermé, alors même que des centaines d’étudiants avaient été relocalisés.
Une décision tardive qui alimente le mécontentement
Le CROUS avait annoncé, peu avant la rentrée, que le centre social resterait inaccessible. La coordination estime que l’information a été transmise trop tard, qualifiant le directeur du CROUS d’« irresponsable ». Elle soupçonne également le recteur d’avoir validé ce choix, qu’elle décrit comme le fruit d’une entente entre les deux autorités.
Des infrastructures au bord de la rupture
Selon la CESL, le Conseil académique a imposé une unique session après les récentes crises, obligeant enseignants et étudiants à enchaîner cours et examens dans des conditions jugées insuffisantes. Malgré les sacrifices consentis pour que l’année académique se termine, l’administration a repoussé la date d’ouverture du campus, prolongeant ainsi la durée des études. La coordination souligne que des milliers d’étudiants supplémentaires arrivent sans accompagnement, alors que les chantiers du CROUS et du rectorat restent inachevés et que les installations sont déjà saturées.
Menace d’escalade : la CESL prête à agir
Face à ce qu’elle qualifie de « manœuvre » qui compromet les intérêts matériels et moraux des étudiants, la CESL affirme qu’elle mobilisera tous les moyens nécessaires pour défendre leurs droits. Elle réitère son engagement et sa disponibilité pour la cause estudiantine, tout en avertissant que tout nouveau retard sera imputable à l’administration.
Cette situation pourrait déclencher une nouvelle vague de mobilisation, mettant sous pression les autorités universitaires et le CROUS, et forçant une réévaluation des priorités en matière d’hébergement et de services sociaux pour les étudiants du Sénégal.



