La rentrée scolaire, moment tant attendu, se transforme en course contre la montre pour les acteurs de l’éducation et de l’assainissement à Ziguinchor. Les pluies abondantes ont laissé derrière elles des établissements éducatifs submergés, menaçant la reprise normale des activités pédagogiques. Pourtant, une lueur d’espoir émerge : l’évacuation d’une importante quantité d’eau dans une école de la région a été réalisée en un temps record de trente minutes, témoignant de l’efficacité de la mobilisation en cours.
Une alliance forte pour désengorger les écoles
Pour faire face à cette situation critique, une véritable coalition d’acteurs a été formée. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), et la Direction de la prévention et de la gestion des inondations (DPGI) œuvrent de concert avec la municipalité locale et divers acteurs communautaires. L’objectif commun est de libérer les salles de classe des eaux stagnantes afin de les rendre accueillantes pour les élèves et le personnel enseignant. Un soutien crucial est venu de la Fondation Sonatel, qui a mis à la disposition du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement un lot substantiel de matériel : dix motopompes, 700 mètres de tuyaux et des coffrets électriques. Deux électropompes supplémentaires ont été confiées directement aux représentants communautaires de Ziguinchor, une contribution rapportée par EMedia visant à intensifier les opérations de drainage dans les sites ciblés.
Le défi du calendrier et une action nationale
Le nombre d’établissements concernés à Ziguinchor est significatif, s’élevant à sept ou huit sites, comprenant cinq écoles élémentaires et deux collèges d’enseignement moyen, auxquels s’ajoute un établissement non précisé. Madiké Cissé, directeur de la DPGI, souligne l’importance d’une coordination fluide entre les différentes entités, élément clé pour l’avancement des travaux. Il a précisé que, si chaque établissement était traité à raison d’un par jour, l’intégralité des eaux pourrait être évacuée avant le 7 du mois. Toutefois, pour Ziguinchor spécifiquement, le but affiché est d’achever ces travaux avant le 5. Cette problématique n’est pas isolée à la Casamance ; des opérations d’assèchement similaires sont également menées dans d’autres localités du pays, telles que Saint-Louis, Touba et Kaolack. Le Mouvement MEJSM avait d’ailleurs déjà alerté l’opinion publique et les autorités par un communiqué daté du 27 septembre 2026, appelant à des mesures d’urgence, incluant un recensement exhaustif et des réparations pour les écoles sinistrées.
La rapidité avec laquelle certaines écoles ont pu être asséchées à Ziguinchor offre une perspective encourageante pour la rentrée. La mobilisation des ressources humaines et matérielles, couplée à une stratégie coordonnée, est essentielle pour garantir un retour aux études dans des conditions sécurisées et saines pour les milliers d’écoliers sénégalais.



