Alors que les Nations unies s’apprêtent à désigner leur futur chef, le Sénégal mise sur son ancien chef d’État, Macky Sall, pour porter la candidature africaine au sommet mondial. Le mandat de secrétaire général, qui exige au minimum neuf voix favorables au sein du Conseil de sécurité sans qu’aucun des cinq membres permanents ne lance de veto, se joue aujourd’hui lors du dernier tour de vote indicatif.
Un parcours semé d’obstacles
Le mardi 29 septembre 2026, Macky Sall prend la parole devant les diplomates du Conseil. Ce moment fait suite à un précédent scrutin du 18 septembre où il n’a recueilli que cinq suffrages favorables, opposés à neuf votes défavorables et une abstention. Les deux tours antérieurs avaient donné lieu à six voix pour et sept contre. Ces résultats illustrent la difficulté pour un candidat africain de franchir le seuil requis.
Soutien national et enjeux géopolitiques
Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son appui à la candidature de son prédécesseur lors de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Cette déclaration officielle vise à rallier les membres du Conseil autour du projet sénégalais, tout en rappelant l’importance d’une représentation équilibrée au sein de l’organisation.
Parmi les autres prétendants figure Olara Otunnu, diplomate ougandais, qui partage la scène avec Macky Sall. La question de la rotation géographique, souvent invoquée pour garantir une diversité régionale, pourrait toutefois favoriser un candidat d’Amérique latine, selon les analystes du processus de succession.
Ce que le résultat final pourrait impliquer
Si Macky Sall parvient à obtenir le nombre de votes requis, il deviendra le premier sénégalais à diriger l’ONU, un symbole fort pour le continent africain. En revanche, un rejet signifierait un revers pour la diplomatie sénégalaise et renforcerait les doutes quant à la capacité de l’Afrique à s’imposer dans les instances mondiales.
Le dénouement de ce vote, qui se jouera derrière les portes closes du Conseil, déterminera non seulement le futur dirigeant de l’ONU, mais également la dynamique des relations internationales dans les années à venir.



